<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419</id><updated>2011-12-21T09:05:43.523-08:00</updated><category term='Auteurs'/><category term='Miscellanées'/><category term='BD'/><category term='A propos'/><category term='Essais'/><category term='Divers'/><category term='Romans'/><title type='text'>Baudelire</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Benjamin F</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-s-aygiGahNw/TVh30cG1_9I/AAAAAAAAARQ/YtnDcby6BS0/s220/Twitter.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>32</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-3451819734491833010</id><published>2011-06-23T16:06:00.000-07:00</published><updated>2011-06-23T16:16:49.560-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Jan Karski - Yannick HAENEL [7,5/10]</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-0zjc92oQBpg/TgPHVXlOOmI/AAAAAAAAAC8/qLdLgnmE4tk/s1600/JAN-KARSKI-de-Yannick-Haenel-300x452.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 212px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-0zjc92oQBpg/TgPHVXlOOmI/AAAAAAAAAC8/qLdLgnmE4tk/s320/JAN-KARSKI-de-Yannick-Haenel-300x452.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5621555929809828450" /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-decorations-in-effect: none; "&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span style="color:windowtext"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-0zjc92oQBpg/TgPHVXlOOmI/AAAAAAAAAC8/qLdLgnmE4tk/s1600/JAN-KARSKI-de-Yannick-Haenel-300x452.jpg"&gt;« L’Histoire me sera indulgente, car j’ai l’intention de l’écrire » aimait à dire Churchill. Le premier ministre britannique avait le sens de la formule, ce n’est un secret pour personne ; mais il avait aussi le sens de l’Histoire. Surtout il savait parfaitement s’inscrire dans celui-ci. Certes pour cela tenir la plume du vainqueur est toujours plus aisé mais, par ses mots, Churchill n’a que l’honnêteté de reconnaître ce que tout le monde ne sait que trop bien, à savoir que « l’Histoire est écrite par les vainqueurs » (Brasillach) ! Dès lors où trouver la vérité historique ? Et qui serait dans ces cas là, exception faite de l’historien trop souvent tourné vers un passé révolu, le dépositaire de l’objectivité requise quand il s’agit de rendre compte pour les générations présentes et futures du cours des événements actuels. Car du romancier au témoin direct, de l’homme politique au biographe chacun donne sa propre interprétation en se souciant parfois moins de la véracité des faits que de l’utilisation qu’il pourrait en faire. Alexandre Dumas, ou son nègre, on ne sait plus trop aujourd’hui, avait d’ailleurs eu ces mots fameux si révélateurs des libertés qu’il jugeait pouvoir prendre avec l’Histoire : « Il me paraissait permis de violer l’Histoire pourvu qu’on lui fasse de beaux enfants ». &lt;i&gt;Les Trois Mousquetaires&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Vingt après&lt;/i&gt; ou encore la saga des &lt;i&gt;Rois maudits&lt;/i&gt; de Maurice Druon attestent ainsi parfaitement des licences prises parfois par les romanciers avec la grande Histoire. A leur décharge, il faut souligner que leur finalité n’est pas la même, leur responsabilité historique n’est pas engagée. Il ne s’agit que de fiction, revendiquée comme telle, qui n’abîme pas l’Histoire mais la met en valeur, la restitue sous des traits certes parfois à peine honnête mais qui ont au moins le mérite de permettre une vulgarisation aux vertus pédagogiques certaines. J’ai toujours beaucoup aimé ces mots de Victor Hugo dans&lt;i&gt;Quatre-vingt treize&lt;/i&gt;, grande fresque historique sur les Guerres de Vendée, qui à mes yeux synthétisent parfaitement le rapport de l’écrivain à l’Histoire : « La Vendée ne peut être complètement expliquée que si la légende complète l’Histoire. &lt;i&gt;Il faut l’Histoire pour l’ensemble et la légende pour les détails&lt;/i&gt; ». Dès lors, si le romancier doit être exclu, serait-ce donc la responsabilité du politique de se poser comme le garant d’une juste transmission de la vérité historique ? Là encore, difficile d’envisager confier un tel rôle à nos hommes politiques, eux qui sont à la fois juge et partie, eux dont on ne sait jamais s’ils font l’histoire autant qu’ils l’écrivent ou s’ils écrivent l’histoire bien plus qu’ils ne la font. Et le rôle du biographe peut être pareillement remis en cause, la proximité, l’attrait voire la fascination exercés par son sujet pouvant déformer ou infléchir l’objectivité du propos. Reste alors le témoin direct et la parole incontestable de « celui qui a vécu ». Mais que faire alors quand le témoignage épouse le roman pour se mettre en histoire ? Sommes-nous dans l’Histoire ? Dans la fiction ? Et surtout, quelle croyance porter aux propos tenus, aussi forts et déroutants soient-ils ? C’est là l’une des premières réflexions qu’impose &lt;b&gt;Jan Karski&lt;/b&gt;, l’œuvre de &lt;b&gt;Yannick Haenel&lt;/b&gt;.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Mais au préalable, il convient bien évidemment de préciser qui était Jan Karski. Jan Karski était un résistant polonais, l’œil et la voix de la Pologne outragée, un messager qui eut la lourde tâche au cours de la seconde guerre mondiale d’assurer la liaison entre la Résistance de son pays et le gouvernement polonais, en exil à Londres, afin d’alerter le monde sur les atrocités commises par les nazis en Europe. Meurtri à jamais par la vision du ghetto de Varsovie que la Résistance lui fit clandestinement « visiter », Karski fera dès lors tout son possible pour hâter une intervention alliée et venir en aide aux Juifs d’Europe. Alertant les puissants, de Churchill à Roosevelt, sur l’existence des camps de concentration et d’extermination, il parcourra le monde pour délivrer son témoignage et son message d’urgence, appels et cris désespérés telle une bouteille à la mer submergée par la vague d’un monde en perdition : il ne sera jamais vraiment entendu. Le récit de Haenel est donc un roman de témoignage-fiction inspiré de la vie de Karski, œuvre bigarrée construite en trois parties distinctes. La première reprend et décrypte les paroles confiées par Jan Karski à Claude Lanzmann pour réaliser Shoah, ce documentaire et œuvre d’une vie de plus de 9h30 sur l’extermination des juifs sorti en 1985 : le témoignage est fidèle. La seconde partie du roman est un résumé proposé par Haenel du livre écrit par le messager polonais en 1944, &lt;i&gt;« Mon témoignage devant le monde – Histoire d’un Etat clandestin »&lt;/i&gt; : le témoignage se fait interprétation. La troisième partie écrite, fait troublant, à la première personne est l’occasion de réflexions plutôt engagées que Haenel prête fictivement à Karski. La frontière entre le romancier et le témoin se brouille : le témoignage devient pure fiction voire uchronie. Cette troisième partie a d’ailleurs très largement porté à polémique, Lanzmann lui-même ayant très sévèrement critiqué l’œuvre de Haenel pour sa véracité relative et expliquant qu’elle n’était en rien conforme à la pensée de Karski, décédé en juillet 2000 et donc à jamais absent pour trancher cette querelle finalement sans grand intérêt. Car qu’importe le débat, l’important est ailleurs. L’important tient aux propos mêmes tenus par Haenel et à la thèse en réalité assez simple qu’il développe, à savoir la responsabilité engagée des Alliés dans l’Holocauste et ce pour deux raisons : d’une part parce qu’informés de ce qu’il se passait ils n’ont rien fait pour intervenir, laissant le massacre se produire ; d’autre part parce qu’alertés sur le génocide perpétré ils ont tout fait pour le dissimuler, laissant l’ignorance gouverner. Cette attitude passéiste, criminelle aux yeux de certains, se voulait évidemment guidée par des motifs que le recul pris aujourd’hui ne doit pas nous faire pour autant perdre de vue : éviter des actions isolées et non-coordonnées aux conséquences possiblement lourdes pour la Résistance ; laisser le temps aux Alliés de s’organiser et ne pas hâter une intervention décisive que la précipitation aurait pu faire échouer. Pourtant, Yannick Haenel refuse toute compromission à l’égard de circonstances atténuantes ayant pu dicter le comportement des occidentaux. Il veut voir bien au contraire, dans le sort réservé aux Juifs d’Europe, l’abandon des hommes par les hommes, et de se demander alors, dans une sorte d’écho mystique à Beckett : « Dieu est-il mort à Auschwitz ? »&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Ainsi, témoignage fidèle ou fiction objective tout cela demeure sans incidence tant le roman de Haenel secoue, dérange, bouleverse. Il secoue car il aborde sous un angle nouveau une version de l’Histoire qui ébranle nos certitudes. Il dérange car il trouble la vision toute manichéenne donnée habituellement de la Shoah, remettant en cause une dichotomie aussi rassurante que déculpabilisante. Il bouleverse car il nous raconte l’histoire d’un sacrifice, un sacrifice dont nous sommes les héritiers, mais surtout un sacrifice dont nous sommes peut-être, sans le savoir, les enfants d’aveugles bourreaux. Il se dégage alors une saine indignation, une juste révolte qui, si elle peut porter à contestation, oblige à la réflexion. Il en va ainsi de certains extraits notamment, de ces passages qu’on lit légèrement tout d’abord, vers lesquels on revient et qui nous hantent ensuite tout au long de la lecture en nous invitant à poser le livre pour réfléchir quelques instants. Ce fut le cas par exemple de ce court passage : « Le procès de Nuremberg n’a pas seulement servi à prouver la culpabilité des nazis, il a eu lieu afin d’innocenter les Alliés. La culpabilité des Allemands a servi à fabriquer l’innocence des Alliés. En 1945 on a enterré les dossiers, en 1945 on a effacé les traces. 1945 c’est la pire année dans l’histoire du XXème siècle, celle où l’on a osé falsifier le plus grand crime jamais commis en commun. Car l’extermination des Juifs d’Europe n’est pas un crime &lt;i&gt;contre&lt;/i&gt; l’humanité, c’est un crime commis &lt;i&gt;par&lt;/i&gt; l’humanité ». On peut légitimement penser que les propos de Yannick Haenel sont exagérés, ou qu’il a du moins le défaut d’oublier un peu rapidement ce que furent réellement la lutte et la résistance contre les nazis. Mais à sa décharge on sent poindre dans son écriture le gouvernement d’une indignation et d’une passion brûlantes qu’on ne saurait nécessairement regretter ni déplorer puisque, comme le disait si bien Léon Bloy : « on ne voit bien le mal dans ce monde qu’à condition de l’exagérer ».&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Au terme de la « Grande Guerre », Paul Valéry avait eu ces mots graves et profonds : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles ». A l’issue du deuxième conflit mondial ayant ensanglanté le XXème siècle, le grand poète aurait pu être plus sévère encore et graver de sa plume de fer cette sentence foudroyante : « Nous autres, civilisations, nous savons désormais que nous ne sommes plus humaines ». Mais Valéry s’est éteint quelques semaines à peine avant qu’Enola Gay, avion le plus tristement célèbre de l’Histoire du monde, ne lâche son cher « petit garçon » sur Hiroshima, en ce jour de non-retour où la barbarie épousa la démocratie. Malheureusement depuis, de Staline à Khadafi, de la révolution culturelle chinoise au génocide rwandais, de l’Afghanistan à Israël, c’est un peu comme si cette triste maxime était devenue la devise d’un monde qui ne tourne plus rond. Peut-être l’Histoire saura-t-elle un jour condamner cette horreur que nous sommes toujours prompts à dénoncer tant qu’elle ne nous oblige pas à regarder en face nos propres atrocités. Peut-être d’autres romanciers auront-ils la force de dépeindre la cruelle hypocrisie de sociétés déculpabilisées où reconnaître ses fautes passées s’apparente à un déshonneur fatal. Demeurons optimistes sur l’issue du combat et gardons à l’esprit, comme une lueur incandescente qu’entretient la flamme de l'espérance, cette maxime de l’un des plus grands historiens latins : « La vérité est souvent éclipsée mais jamais éteinte » (Tite-Live)&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;b&gt;Note : 7,5/10&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-3451819734491833010?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/3451819734491833010/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=3451819734491833010&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/3451819734491833010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/3451819734491833010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2011/06/jan-karski-yannick-haenel-7510.html' title='Jan Karski - Yannick HAENEL [7,5/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-0zjc92oQBpg/TgPHVXlOOmI/AAAAAAAAAC8/qLdLgnmE4tk/s72-c/JAN-KARSKI-de-Yannick-Haenel-300x452.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-77651398404125239</id><published>2011-03-07T02:00:00.000-08:00</published><updated>2011-03-07T08:07:04.400-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>La vie très privée de Mr Sim - Jonathan COE [7/10]</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-HgwnzBlvAcw/TXStNX_lM8I/AAAAAAAAACw/CxrfihI0Yfg/s1600/la%2Bvie%2Btres%2Bprivee%2Bde%2Bmr%2Bsims.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 218px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-HgwnzBlvAcw/TXStNX_lM8I/AAAAAAAAACw/CxrfihI0Yfg/s320/la%2Bvie%2Btres%2Bprivee%2Bde%2Bmr%2Bsims.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5581276283509486530" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 13px; line-height: 19px;"&gt;&lt;p&gt;21H. Port de Sydney. Une salle de restaurant. Un homme est attablé, seul. Hagard mais curieux, le regard en éveil. Méthodiquement mais discrètement, ses yeux balaient cet univers inconnu, fuyant de table en table comme le ferait un serveur affairé. Que cherche-t-il ? Probablement à tuer l’ennui. Qu’espère-t-il ainsi ? Peut-être repousser les frontières de sa propre solitude ? Que découvre-t-il alors ? Au fond, à droite, un jeune couple, déjà si vieux, muré dans le silence d’une conversation à bout de souffle que rompt à peine, de temps à autre, la vibration libératrice d’un I-phone 4 dernier cri négligemment posé sur la table ; à l’opposé, près du mur longeant la cuisine, une vieille dame absorbée dans la lecture d’un inédit de Stefan Zweig, comme l’étrange destinée enchevêtrée d’un roman et de sa lectrice tous deux ressuscités d’un oubli et d’un ennui dans lesquels ils pensaient avoir définitivement sombré ; sur le devant, près de la porte vitrée entrouverte et par laquelle s’infiltrent les effluves iodées de la baie, six personnes semblant marquer la fin d’une semaine de vacances, visages sévères, regards en coin et sourires amers d’illusions amicales secrètement envolées dans le déracinement d’un voyage au long cours… Que découvre-t-il donc, cet homme, seul ici, si ce n’est une succession de solitudes encore plus profondes, déclinées sous toutes leurs formes et conjuguées au singulier comme au pluriel. Mais, soudainement, le visage de notre homme s’éclaire. Car là, là, comme flottant au centre même de la salle, point focal où convergent toutes les attentions, une femme et sa petite fille d’une dizaine d’années. Seules, nulle présence masculine à leurs côtés ; seules, imperméables au monde qui les entoure ; seules, comme se suffisant à elles-mêmes. Tour à tour enfants ou grandes personnes, elles jouent aux cartes ou discutent, sans jamais se départir de cette douce connivence. Visages radieux, moments d’échange et de partage privilégiés, instants de complicité entre une mère et une fille à nul autre pareil. Fasciné, le regard de notre homme s’accroche à ce tableau, peinture d’une harmonie parfaite, contraste saisissant avec l’assemblée des fantômes réunis autour d’elles. Captivé, notre homme ne parvient plus à lever les yeux de ce monde en miniature, de cet univers réduit à deux êtres s’appartenant mutuellement. C’est alors que, lentement, la femme tourne la tête. Instant de grâce sublime. Ses yeux balaient la salle d’un air désinvolte, totalement imperméable au monde qui l’entoure, comme si rien, rien, à l’exception de sa petite fille ne comptait. Et puis, comme par magie, son regard accroche, l’espace d’une seconde érigée en éternité, celui de notre homme...Détonation intérieure foudroyante, électrochoc. « Un éclair…puis la nuit ! – Fugitive beauté / Dont le regard m’a soudainement fait renaître » (« A une passante », Baudelaire). Subjugué, en même temps que pétrifié, s’instille le sentiment qu’un drame se noue, qu’une situation unique puisque inespérée se présente pour notre homme de rompre les amarres d’une solitude oppressante. Que faire alors ? Leur parler ? Oser le tout pour le tout afin de pénétrer cet univers enchanteur ? Se lancer en citant Baudelaire et son ode à la femme inconnue, à cette passante fascinante que l’on aime sans même souhaiter la connaître… Oui, oui les aborder pour ne jamais regretter. Faire fi des conventions et se rappeler que la « pire folie c’est d’être sage dans un monde de fous » (Erasme). Le temps de se remémorer le poème, de plonger avidement dans les tréfonds d’une mémoire balbutiante, de relever la tête et d’adopter un air décidé…Trop tard, elles sont parties…Seuls les derniers vers du poème prennent alors un sens ô combien tragique d’une rencontre avortée, d’une folle espérance aussitôt enterrée, d’un indicible rêve immédiatement refoulé : « Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais / Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais» …&lt;/p&gt;&lt;p&gt;9H. Arrière-pays anglais. Une route de campagne. Notre homme conduit, accompagné. « Je vous ai déjà raconté, Emma, l’histoire extraordinaire de ce marin amateur, Donald Crowhurst, qui décida un beau jour de participer à un tour du monde à la voile en solitaire, juste pour sauver son entreprise en faillite ? ». &lt;span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;« Tournez à gauche »&lt;/span&gt;. « Hein, pardon, vous dîtes ?! Ah oui, à gauche vous avez raison. Je suis un peu distrait en ce moment. Mais c’est l’histoire de ce Donald Crowhurst qui me hante. En fait, vous savez, il espérait follement remporter la course et, grâce à la récompense financière, remettre sa société à flot…si vous me passez le mauvais jeu de mot ! ». &lt;span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;«…»&lt;/span&gt;. « Remettre à flot, pour un marin! Vous avez saisi ?! ». &lt;span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;«…»&lt;/span&gt;. « Bref, toujours est-il qu’au bout de quelques jours à peine, les pépins ont commencé à s’accumuler à bord de son trimaran. Il a tout de suite senti qu’il ne pourrait jamais aller au bout de son rêve, que son vieux trois mâts ne tiendrait pas dans les mers déchaînées du sud. Et bien savez-vous ce qu’il a fait alors ? ». &lt;span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;« Continuez tout droit »&lt;/span&gt;. « Exactement, il a poursuivi, droit devant lui jusque dans les eaux de l’Atlantique sud. Et c’est là précisément qu’il a conçu et mis en oeuvre son plan diabolique. Il est resté dans cet océan mais a fait croire à tout le monde qu’il continuait sa route normalement, communiquant de fausses positions. Aujourd’hui avec toute nos technologies, ce ne serait plus possible bien évidemment, l’on n’est plus jamais seul, l’on ne peut pas errer ainsi éternellement ». &lt;span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;« … »&lt;/span&gt;. « Mais souvenez-vous qu’à l’époque, en 1968, rien de tout cela n’existait. On n’avait même pas encore mis le pied sur la lune, c’est pour dire. Le problème c’est que son mensonge ne pouvait être éternel et que sa folle odyssée commençait à faire parler en Angleterre. On attendait impatiemment son retour pour le fêter en héros. Son plan se retournait sur lui, il en était devenu totalement prisonnier. Sa supercherie allait être vite découverte. Que pouvait-il faire alors ? Qu’aurait-on pu lui conseiller ? ». &lt;span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;« Faites demi-tour »&lt;/span&gt;. « Et avouer au monde entier qu’il avait menti, se couvrir de déshonneur, affronter les regards de ses proches ? Impossible. Il a alors continué à errer, à naviguer sans but tout en tenant son journal de bord. Apparemment, c’est à ce moment là qu’il s’est plongé dans les mathématiques. Il n’avait plus qu’une ambition : découvrir la racine carrée de -1 ! Quelle folie ! Toute cette quête insensée portait en elle les germes de sa propre perte. Ca m’a toujours fait penser à une phrase d’Eschyle : « la démesure en fleurissant produit l'épi de la folie, et la récolte est une moisson de larmes ». Parce que des larmes il en a fatalement coulé. &lt;span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;(bip)&lt;/span&gt; Un beau jour en effet, on a retrouvé son bateau, au large des côtes angolaises. Qu’était-il devenu ? S’était-il suicidé ? &lt;span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;(bip)&lt;/span&gt; On ne le saura jamais. Son corps est resté à jamais introuvable &lt;span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;(bip)&lt;/span&gt;. &lt;span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;« (bip) Veuillez recharger la batterie du GPS »&lt;/span&gt;. « Oh pardon Emma, je ne prends même pas soin de vous. Je ne voudrais surtout pas que vous cessiez de me parler, j’aurai bien trop peur de me retrouver seul, seul comme ce Donald Crowhurst, perdu ici au milieu de cette campagne inconnue tout comme lui au cœur de l’Atlantique. Car je crois sincèrement que si j’avais été à sa place, j’aurais pu faire la même chose, continuer ainsi, tout droit et me perdre à jamais. D’ailleurs, peut-être suis-je un peu lui ? Vous ne croyez pas que cela soit possible ? Sa réincarnation, son double ou son jumeau ? Car nous nous ressemblons ! Oui c’est ça, c’est ça, je suis probablement lui…je suis certainement lui… Lui n’est plus mais moi je suis, et je suis lui et je suis sa voie, je suis sa route. Je suis Donald Crowhurst et j’avance aujourd’hui, j’avance sans but car je n’ai plus rien à attendre ni de la vie, ni des hommes, j’avance déjà tel un mort vivant « sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit / Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisés / Triste… » (« Demain dès l’aube », Hugo).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A travers la réinvention et la réécriture, telles que proposées ci-dessus, de deux situations inspirées du dernier roman de &lt;span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Jonathan Coe&lt;/span&gt; et librement recomposées, on touche probablement à ce qui fait le cœur et l’essence même du roman : la solitude et la quête identitaire vu par le prisme souvent fécond du voyage initiatique. L’homme moderne peut-il encore être réellement seul ? La virtualité a-t-elle définitivement pris le pas et annihilé tout risque de solitude prolongée ? Que deviennent face à cela les trop rares moments authentiques, ceux où les barrières s’ouvrent, les masques tombent et les écrans d’ordinateur s’éteignent ? Mais &lt;span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;a contrari&lt;/span&gt;o, l’apprentissage personnel, la découverte intime de soi, l’introspection sont-ils toujours possible dans un univers ultra-connecté ? L’idée n’est évidemment pas nouvelle, mais l’époque oblige à se la poser aujourd’hui avec toujours plus d’acuité. Car reviennent alors en mémoire, comme un souvenir indélébile de Terminal, les mots de Pascal : « tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre ». C’est évidemment tout le paradoxe d’une époque emprunte de la peur tenace de la solitude, d’une société individualisée multipliant les artifices et les refuges virtuels pour faire croire que « nous » a encore un sens, sans pour autant admettre ni comprendre qu’il existe une saine solitude : Être seul à plusieurs, est-ce encore être seul ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Jonathan Coe&lt;/span&gt; donne donc corps dans son nouveau roman, avec sa verve et son cynisme habituels, à un sujet plus grave qu’il n’y parait. Pas facile dès lors de trouver le ton juste sans tomber dans les lieux communs ou la philosophie de salon. Et il faut bien reconnaître que l’auteur anglais a su brillamment éviter ces écueils. Là où le roman pêche d’avantage, c’est dans le rythme du récit, marque de fabrique pourtant intimement liée à l’auteur de « La maison du sommeil ». Certes, il y a un souffle narratif de retour, une petite brise bienvenue après la &lt;span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;pétole&lt;/span&gt; de « La pluie avant qu’elle tombe » mais l’on est encore loin, bien loin, de la force tourbillonnante, de l’ouragan qui portait le diptyque des Rotters (« Bienvenue au club » et « Le cercle fermé ») ou encore « Testament à l’anglaise ». L’étrange impression se dessine alors que &lt;span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;La vie très privée de Mr Sim&lt;/span&gt; est quasiment à l’image de la folle odyssée de Donald Crowhurst : audacieuse mais inachevée, ou plutôt mal achevée. Car, sans le révéler, le dénouement tourne un peu au naufrage. Le rythme du roman semble lui aussi suivre la terrible épopée du marin anglais. Portée par le Gulf Stream, la première moitié du livre est fraiche, inspirée, vivifiante. Malheureusement, le passage du pot au noir, souvent fatal aux skippers, est là aussi mal négocié. Le roman s’essouffle alors, se perd, stagne, comme hanté par le fantôme de Crowhurst… Entendons-nous bien : il n’y a pas de dessalage, pas de chavirement. Coe tient proprement la barre et maintient son roman à flot mais l’élan et l’enthousiasme faiblissent. Tout cela redémarre plus ou moins sur la fin, soutenu par quelques alizés bienvenus, mais l’impression finale laisse une légère amertume. Peut-être aurait-il fallu pour que ce neuvième roman touche à la perfection que Donald Crowhurst atteigne les quarantièmes rugissants, voire les cinquantièmes hurlants, ces latitudes extrêmes tant redoutées des marins même les plus aguerris, ces parallèles de tous les dangers qui seuls renferment la force créatrice propre à forger les plus belles aventures, les plus beaux romans ? Peut-être aussi en attends-je toujours trop de &lt;span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Jonathan Coe&lt;/span&gt; ? Car de succès en triomphe, difficile de rééditer systématiquement les mêmes performances. Le jugement se fait donc sévère là où un regard plus indulgent ou un avis plus neuf saurait trouver des circonstances atténuantes et juger en toute objectivité que &lt;span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;La vie très privée de Mr Sim&lt;/span&gt; demeure sans conteste un roman à découvrir…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Grâce à « Testament à l’anglaise », c’est un peu comme si Jonathan Coe avait d’ores et déjà atteint les sommets, ou, pour filer la métaphore, avait bouclé en vainqueur son premier Vendée Globe, cette course à la voile mythique, cet Everest des mers, où la victoire comme le récit met du temps à se dessiner et repose sur une construction aussi rigoureuse que passionnante avant le sprint final digne des plus grands maîtres du suspense. Avec le diptyque des Rotters, l’auteur anglais nous embarquait à bord d’un multicoque en lice pour la route du Rhum, cette course à l’image du roman : épicée, intense, enivrante. &lt;span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;La vie très privée de Mr Sim&lt;/span&gt; serait davantage comparable à une petite transat Jacques Vabre, une régate en solitaire ne parvenant malheureusement pas à rivaliser avec ses aînées mais demeurant tout de même un bel exercice de navigation et une quête intime et personnelle aux profondeurs abyssales.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Note : 7/10&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-77651398404125239?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/77651398404125239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=77651398404125239&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/77651398404125239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/77651398404125239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2011/03/la-vie-tres-privee-de-mr-sim-jonathan.html' title='La vie très privée de Mr Sim - Jonathan COE [7/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' 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petit Filippo traîne, et Matteo s’agace, s’énerve, se fâche. Si seulement Giuliana n’avait pas dû aller travailler plus tôt ce matin là, elle aurait, comme à l’accoutumé, déposé leur fils à l’école, et lui pourrait déjà être dans son taxi à sillonner les rues de Naples en quête de clients. Alors, quand Filippo demande à s’arrêter pour simplement refaire son lacet, Matteo refuse. Plus en retard que jamais, il accélère même le pas, trainant quasiment son fils dont les courtes jambes semblent littéralement flotter sur le bitume tel un jeune danseur de ballet urbain. Pas une minute à perdre, chaque seconde semble alors si précieuse… Ah, malheureux, si tu pouvais seulement imaginer ce qu’une seconde peut bouleverser dans une vie. Ces quelques instants volés au temps qui amènent à se trouver parfois au mauvais endroit au mauvais moment, au pire moment… Et ces petites contrariétés matinales de paraitre soudain si superflues, ces parcelles de quotidien que l’on aurait vécues si différemment si jamais l’on avait su que le destin avait en cette sombre journée décidé de frapper, brisant un équilibre à nos yeux éternel mais en réalité aussi fragile qu’éphémère…&lt;/a&gt; &lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;Car au détour d’un carrefour, la tragédie guette et attend patiemment son heure…celle où les si précieuses secondes gagnées par Matteo se teignent de rouge et où la vie enfile soudain son habit de deuil. Une fusillade éclate, règlement de compte mafieux en plein centre ville entre deux bandes napolitaines. Echanges de tirs. Insultes. Cris et hurlements. Balles perdues. Vies qui basculent…Le père se jette sur son rejeton, le couvre, le couve, le protège…puis se relève tandis que la menace semble s’être évanouie. Le sol est maculé de sang. Filippo gît inconscient, son lacet défait, victime innocente d’un projectile égaré. &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;« L’enfer c’est l’absence éternelle » avait écrit Victor Hugo après avoir perdu sa si chère Léopoldine. Comment vivre après ça en effet ? Comment survivre lorsque tout ne semble plus qu’ombres et ténèbres ? Pour Giuliana, effondrée, il n’y a qu’une alternative possible : retrouver ces hommes et venger par les armes le sang de son fils. Matteo s’y essaye, par amour pour sa femme, par amour pour son fils mais ne peut finalement s’y résoudre. Noyée de chagrin, déçue par son mari incapable de laver la mort de leur enfant, Giuliana s’enfuit alors, laissant Matteo à son désespoir et à « l’enfer tout entier contenu dans ce mot : solitude » (Hugo). Matteo ère dès lors, sans vie, seul à bord de son taxi, en quête de vide et d’oubli. Jusqu’au jour où il rencontre dans un bar un sombre inconnu, Provolone, et que cet homme lui révèle alors un bien curieux secret : la Porte des Enfers existe ! La Porte des Enfers…celle-là même qui ouvre sur le monde des morts, celle-là même qui pourrait lui redonner son fils trop tôt décédé, celle-là même qui lui offrirait le droit de réécrire l’histoire… Ivre de chagrin et prêt à tout pour sauver Filippo, Matteo accepte alors la proposition de Provolone de le mener au devant de cette si fameuse porte… S’immiscent alors pour le lecteur, derrière les allures et les propos de cet énigmatique personnage, les spectres d’autres démons, aux abords pourtant angéliques, ayant eux aussi hanté les pages les plus infernales de la littérature mondiale. Car on croit évidemment reconnaitre en ce Provolone le Méphistophélès&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;de Goethe scellant un pacte avec le Dr Faust, Lord Henry profitant de la vanité de Dorian Gray dans l’œuvre majeure d’Oscar Wilde ou encore l’Abbé Herrera abusant de la confiance d’un Lucien de Rubempré à un souffle du suicide dans les dernières pages d’&lt;b&gt;Illusions perdues&lt;/b&gt; de Balzac. Et pourtant il s’agit ici d’une rencontre d’un autre type, totalement désintéressée. Loin d’être un bourreau, Provolone s’avère au contraire un maître et un guide. Car cette Porte des Enfers existe réellement, et Matteo y faisant face peut à son tour l’implorer de s’ouvrir, paraclausithyron de la dernière chance renvoyant au souvenir de Tibulle, dans ses &lt;b&gt;Elégies,&lt;/b&gt; suppliant alors la porte gardant l’être cher de s’ouvrir afin de lui permettre de retrouver sa Délie. Mais la Porte des Enfers ne s’ouvre malheureusement pas si facilement, même vivant il faut être déjà un peu mort pour pénétrer au royaume de ceux qui ne sont plus et avoir en partie enterré avec soi ses espoirs et ses rêves. Car la porte, inflexible, met en garde : « Par moi on va vers la cité dolente; par moi on va vers l'éternelle souffrance ; par moi on va chez les âmes errantes (…) Avant moi rien ne fut créé sinon d’éternel. Et moi je dure éternellement. Vous qui entrez, abandonnez toute espérance » (Dante, &lt;b&gt;La Divine Comédie&lt;/b&gt;).&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;La Porte des Enfers&lt;/b&gt; est un roman d’une rare beauté, livre coup de poing et coup de cœur, et adaptation moderne et bouleversante du mythe d’Orphée et Eurydice.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Car pourquoi ce père descend-il aux Enfers chercher son fils ? Pour le retrouver inévitablement. Mais aussi et surtout par amour, par amour pour sa femme qui lui a demandé de venger la mort de son fils ou de le lui ramener. Matteo ne va certes pas directement chercher son Eurydice aux Enfers…mais par son sacrifice, en lui redonnant son fils, il espère ainsi accomplir sa promesse et retrouver l’amour perdu de celle qu’il a toujours aimée…Car Matteo sait, à l’instar d’Orphée dans le texte de Cocteau, qu’ « à l’impossible il est tenu » pour obtenir le pardon et le retour de Giuliana. Et ce même en ayant parfaitement conscience de la bien funeste prophétie d'Horace : « la mort rattrape toujours ceux qui la fuient »…&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;Après &lt;b&gt;Le soleil des Scorta&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;La mort du roi Tsangor&lt;/b&gt;, Laurent Gaudé signe probablement avec ce roman aux échos dantesques, son œuvre la plus poignante et une belle réflexion sur la frontière finalement si perméable entre la vie et la mort, ces deux mondes enlacés où &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;les vivants meurent à petit feu de ces deuils qui ne passent pas et où les morts ne survivent dans l’au-delà que par la mémoire et le souvenir qu’ils laissent chez les vivants, ultimes souffles de vie avant de disparaitre, une fois définitivement oubliés, au centre de la spirale du royaume des Enfers : « Le centre de la spirale, c’est le néant, leur deuxième mort. C’est la règle du pays des morts. Les ombres auxquelles on pense encore dans le monde des vivants, celles dont on honore la mémoire et sur lesquelles on pleure, sont lumineuses. Elles avancent vers le néant imperceptiblement. Les autres, les morts oubliés, se ternissent et glissent à toute allure vers le centre de la spirale » (p194).&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;En ce mois de décembre, période toujours propice aux bilans, s’instille le sentiment que &lt;b&gt;la Porte des Enfers&lt;/b&gt; effectue une curieuse synthèse de ce que j’ai pu lire et chroniquer cette année. Etrange impression en effet tant le roman semble emprunter à &lt;b&gt;Maus&lt;/b&gt; les ressentiments de haine de vengeance, de l'évidence du "ne jamais oublier" à la difficile acceptation de conclure le serment et de "ne jamais haïr" ; à &lt;b&gt;Terre des affranchis&lt;/b&gt; les sombres échos démoniaques émanant de ces eaux infernales ; à &lt;b&gt;La route&lt;/b&gt; le courage et la force d’un père prêt à tous les sacrifices pour son fils ; et au &lt;b&gt;Vieil homme et la mer&lt;/b&gt; les sentiments d’abnégation et de persévérance devant une lutte confinant à la folie… Mais plus qu’une synthèse, &lt;strong&gt;La Porte des Enfers&lt;/strong&gt; me semble résonner ce soir comme la fin d’un cycle, le terme d’une époque à jamais révolue, et la conclusion, peut-être, d'une phase d'écriture éminemment personnelle. Chacun s’est un jour heurté à une porte qui lui résistait, à un rêve échaudé, à une ambition brisée, à un cœur fermé à double tour… Que faire alors ? Insister et espérer ? Peut-être. Mais après ? Regarder par la serrure ce bonheur qui s’échappe et auquel il faut se résigner et renoncer. Et ensuite ? Ensuite peut-être tout simplement finir par accepter. Accepter et comprendre qu’il est inutile de forcer les serrures lorsque la Porte des Enfers semble bel et bien à jamais scellée ; accepter et comprendre qu’il est illusoire de « rêver à l’impossible rêve » et que le mieux demeure de partir, partir et marcher sans se retourner trop tôt, sans se retourner jamais vers cette porte close, vestige d'un idéal abandonné, pour éviter ainsi, à l'instar d'Orphée, mort d'avoir trop impatiemment aimé, de sombrer définitivement dans ce cercle des Enfers nommé regrets éternels ; accepter et comprendre surtout qu’il est vain de dissoudre ses forces dans une lutte désespérée, et que mieux vaut alors savoir les rassembler pour se mettre en quête de nouvelles clés à même d’ouvrir sur d'autres paradis…&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-4712136820724787431?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/4712136820724787431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=4712136820724787431&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/4712136820724787431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/4712136820724787431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2010/12/la-porte-des-enfers-laurent-gaude-910.html' title='La Porte des Enfers - Laurent GAUDE [9/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-7448386356026355918</id><published>2010-09-14T14:11:00.000-07:00</published><updated>2011-03-07T00:50:50.516-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>Les 10 romans de la rentrée littéraire 2010</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:5Ud4NtH-0qefKM:http://www.babelio.com/couv/9782742792979.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 79px; height: 148px;" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:5Ud4NtH-0qefKM:http://www.babelio.com/couv/9782742792979.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;b&gt;701&lt;/b&gt;. C’est le nombre de romans de la rentrée littéraire 2010. Un sommet encore jamais atteint pour un événement inimitable et que le monde entier scrute avec un étonnement chaque fois renouvelé. Mais quelle fièvre s’empare donc de ces curieux Français chaque année pour s’amuser à faire paraître, en l’espace de quelques jours seulement, plus de 700 romans ?! 701 romans, ça pourrait représenter les nouvelles parutions d’une année entière s’il sortait environ deux nouveaux livres chaque jour. Et en continuant à jouer encore un peu avec les nombres, on obtient même ces deux &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;chiffres assez incroyables : &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;b&gt;175&lt;/b&gt; : en admettant qu’un Français lit en moyenne 4 livres par an (c’est peu mais c’est la réalité), c’est le nombre d’années qu’il faudrait pour parvenir à lire l’ensemble des 700 romans de la seule rentrée littéraire 2010 (on postulera qu’on peut se dispenser de la lecture du 701&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; roman, à savoir le dernier Amélie Nothomb !). Et imaginez que cela se produit tous les ans ! Chaque année, il faut donc environ 175 ans au lecteur français moyen pour écumer les dizaines de milliers de pages courageusement écrites par nos prolixes auteurs nationaux ou internationaux.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;b&gt;20&lt;/b&gt; : en considérant les dimensions moyennes d’un roman tout juste paru (20cm x 14cm : hypothèse qui vaut ce qu’elle vaut !)), c’est en m² la surface qu’occuperaient tous les romans de cette rentrée si on s’amusait à les étaler côte à côté sur le sol (je concède cependant qu’on puisse ne trouver aucun divertissement à ce genre d’activités !). C’est un peu donc comme si vous moquettiez l’intégralité de votre studio avec la totalité des romans de la rentrée (là encore j’ai bien quelques idées des livres que l’on pourrait plus volontiers réserver au placard à balais).&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Alors dans cette grande marée littéraire, comment faire pour ne pas perdre complètement pied et se noyer avant même d’avoir osé ouvrir la première page ? C’est qu’évidemment, sur les 700 romans (on a définitivement perdu le dernier Nothomb, désolé pour les fans !), tous ne sont pas incontournables, et c’est là un doux euphémisme. Baudelire se propose donc de vous aider à sélectionner les dix romans qui semblent le plus digne d’attention (à défaut, qui sait, d’intérêts), recommandations absolument subjectives et partisanes, pleines d’&lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt;, mais n’est-ce pas là justement la règle du jeu… ?! Et puis, libre à moi de me déjuger dans les semaines ou les mois à venir au gré de mes différentes lectures… Et bien sûr libre à vous de réagir et de contester &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;cette sélection éminemment personnelle que je vous propose…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Evidemment, comment ne pas évoquer tout d’abord celui dont tout le monde parle depuis une semaine et qui signe son grand retour avec &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;La carte et le territoire&lt;/b&gt;, à savoir Michel Houellebecq. Ah, Houellebecq ! Il y a ceux qui adorent et ceux qui détestent, ceux qui crient au génie et ceux qui hurlent à l’imposture, ceux qui encensent le plus grand écrivain contemporain français et ceux qui dénoncent un pur produit marketing… Quoi qu’il en soit, il demeure l’auteur incontournable de cette rentrée, et pour avoir commencé les premières pages de son roman, moi qui suis un inconditionnel de la première heure, je ne peux que recommander à chacun de se faire sa propre opinion. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;On ne perdra également pas une seconde pour se procurer le dernier roman de Laurent Gaudé, &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Ouragan&lt;/b&gt;. Vainqueur du prix Goncourt en 2004 avec &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;le Soleil des Scorta&lt;/i&gt;, et deux ans après avoir signé son dernier roman, &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;La porte des Enfers&lt;/i&gt; (à lire absolument également !), Gaudé propose là un roman qui nous plonge au cœur de la Nouvelle-Orléans et de l’une des pages les plus tristes de son récent passé : le passage de l’ouragan Katrina en 2005. Au fil de ses oeuvres, Gaudé s’impose véritablement comme l’un des très bons auteurs français, et il serait dommage de se priver du plaisir de sa lecture.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Philippe Claudel aborde lui un tout autre thème. Avec &lt;b style="mso-bidi-font-weight: normal"&gt;L’enquête&lt;/b&gt;, il se confronte en effet à un sujet d’actualité brûlant : les vagues de suicide dans certaines grandes entreprises. Un nouvel univers à explorer pour le grand auteur de l’ineffable qui avait marqué la rentrée littéraire il y a trois ans avec son magistral &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;Rapport de Brodeck&lt;/i&gt;. Une référence plutôt sure, &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;a priori&lt;/i&gt;…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;On pourra prendre également le risque calculé de se jeter dans le dernier Olivier Adam, &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Le cœur régulier&lt;/b&gt;, en espérant simplement que l’auteur de &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Je vais bien, ne t’en fais pas&lt;/i&gt; ait retrouvé le souffle prodigieux qui lui avait inspiré &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Falaises&lt;/i&gt; et non le début d’apoplexie qui lui avait dicté les bien moins bons &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;A l’abri de rien&lt;/i&gt; et &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Des vents contraires&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;On n’oubliera pas en outre de mentionner et de se faire sa propre opinion du dernier roman de Jean Echenoz, &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Des éclairs&lt;/b&gt;. Après avoir raconté la vie du musicien &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Ravel&lt;/i&gt; dans une œuvre éponyme, puis retracé l’histoire du coureur de fond, Emile Zatopek, dans &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Courir&lt;/i&gt;, Echenoz clôt un bien curieux triptyque en s’intéressant cette fois à Nikola Tesla, inventeur et ingénieur autrichien décédé en 1943…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;On signalera également ce titre onirique d’un auteur révélé l’année dernière avec &lt;i&gt;Zones&lt;/i&gt; (Prix du livre Inter 2009 – en général une valeur sure) : &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants&lt;/b&gt; de Mathias Enard. Assurément l’un des jeunes auteurs à découvrir de cette rentrée 2010.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Au fil de ses différentes œuvres (&lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;La chambre des officiers &lt;/i&gt;; &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;La malédiction d’Edgar&lt;/i&gt; ; &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Une exécution ordinaire&lt;/i&gt; ; …), Marc Dugain s’impose lui aussi peu à peu comme l’un des grands auteurs de sa génération. Après s’être intéressé aux destins peu communs de personnages aussi troubles que Staline et Edgar Hoover, ancien patron du FBI, après nous avoir plongés dans l’enfer de la première Guerre-Mondiale, le dernier roman de Dugain, &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;L’insomnie des étoiles&lt;/b&gt;, à cette fois pour cadre un petit village du sud-est de la France à la fin de l’année 1945. La découverte par une compagnie de militaires français d’une ferme isolée « habitée » par une étrange adolescente et un cadavre calciné suffit alors à faire ressurgir des mémoires les atrocités et les méandres douloureux d’une seconde Guerre-Mondiale finalement loin d’être achevée…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;On suivra également avec attention &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;La fortune de Sila&lt;/b&gt;, le dernier roman de Fabrice Humbert. Récent lauréat du premier Prix littéraire des Grandes Ecoles avec &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;L’origine de la violence&lt;/i&gt;, celui-ci revient en cette rentrée avec un roman résolument moderne et dépeignant avec force nos sociétés contemporaines et mondialisées…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Enfin, côté étranger, on ne manquera évidemment pas la parution des derniers ouvrages de deux très grands auteurs aux styles pourtant bien différents : &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;L’été de la vie&lt;/b&gt; de J.M Coetzee et &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Suites impériales&lt;/b&gt; de Bret Easton Ellis.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Pour résumer et essayer de prioriser, voici donc les 10 livres à ne pas manquer de cette rentrée 2010 :&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-family:Calibri"&gt;&lt;span style="mso-list:Ignore"&gt;1)&lt;span style="font:7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;La carte et le territoire&lt;/b&gt; de Michel Houellebecq&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-family:Calibri"&gt;&lt;span style="mso-list:Ignore"&gt;2)&lt;span style="font:7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Ouragan&lt;/b&gt; de Laurent Gaudé&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-family:Calibri"&gt;&lt;span style="mso-list:Ignore"&gt;3)&lt;span style="font:7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;L’insomnie des étoiles&lt;/b&gt; de Marc Dugain&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-family:Calibri"&gt;&lt;span style="mso-list:Ignore"&gt;4)&lt;span style="font:7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;L’été de la vie&lt;/b&gt; de J.M Coetzee&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-family:Calibri"&gt;&lt;span style="mso-list:Ignore"&gt;5)&lt;span style="font:7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;La fortune de Sila&lt;/b&gt; de Fabrice Humbert&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-family:Calibri"&gt;&lt;span style="mso-list:Ignore"&gt;6)&lt;span style="font:7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Des éclairs&lt;/b&gt; de Jean Echenoz&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-family:Calibri"&gt;&lt;span style="mso-list:Ignore"&gt;7)&lt;span style="font:7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;L’enquête&lt;/b&gt; de Philippe Claudel&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-family:Calibri"&gt;&lt;span style="mso-list:Ignore"&gt;8)&lt;span style="font:7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants &lt;/b&gt;de Mathias Enard&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-family:Calibri"&gt;&lt;span style="mso-list:Ignore"&gt;9)&lt;span style="font:7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Suites impériales &lt;/b&gt;de Bret Easton Ellis&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;span style="mso-bidi-font-family:Calibri"&gt;&lt;span style="mso-list:Ignore"&gt;10)&lt;span style="font:7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;Le cœur régulier&lt;/b&gt; de Olivier Adam&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm; margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Et pour ceux qui voudraient jouer une carte plus novatrice et originale on signalera bien volontiers le dernier roman de Jérôme Ferrari, &lt;b style="mso-bidi-font-weight: normal"&gt;Où j’ai laissé mon âme&lt;/b&gt;…Une très belle découverte, toujours &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;a priori&lt;/i&gt;, mais l’on n’en dit pas plus…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Bonne rentrée à tous !&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-7448386356026355918?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/7448386356026355918/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=7448386356026355918&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7448386356026355918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7448386356026355918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2010/09/les-10-romans-de-la-rentree-litteraire.html' title='Les 10 romans de la rentrée littéraire 2010'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-285695104032266314</id><published>2010-07-10T12:31:00.000-07:00</published><updated>2010-07-10T12:54:36.827-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Lettre d'une inconnue - Stefan ZWEIG [9,25/10]</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:gucXBg0EUX_ImM:http://idata.over-blog.com/0/09/69/63/blog-2/lettre-d-une-inconnue.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 90px; height: 129px;" src="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:gucXBg0EUX_ImM:http://idata.over-blog.com/0/09/69/63/blog-2/lettre-d-une-inconnue.gif" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Ce texte a été écrit par Maxime C., ami estimé et poète en devenir...&lt;/i&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Comme l'avait fait remarquer l'auteur baudelairien de ce majestueux blog, Stefan Zweig s'est montré un virtuose de la nouvelle, un musicien du verbe au talent inégalé. Et justement, &lt;/span&gt;&lt;b&gt;la Lettre d'une inconnue&lt;/b&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt; est l'une de ces nouvelles épistolaires qui reste gravée dans les mémoires et dans les cœurs. Elle se boit d'un trait, comme une liqueur. Comme une liqueur, c'est un petit fond de verre (« de poésie, de vin ou de vertu »), mais quel concentré d'ivresse!&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;Quand une femme, au bord du gouffre, son unique enfant mort devant les yeux, décide de&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;prendre la plume pour  « tout dire » à son amant, son cœur s'embrase, et celui du lecteur avec lui. En fait, la lettre d'une inconnue est moins destinée au romancier de ses rêves, qu'à nous (« Ah, insensé lecteur qui croit que je ne suis pas toi! » aurait dit le monstre sacré de Jersey). Il nous invite à comprendre une femme qui a versé sa vie dans le vase bleu de son amant, il nous fait atteindre l'essence, l'idée platonicienne de l'amour : ce qui&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;fait donner sans rien espérer en retour. Car l'amour sous toutes ses faces vient combler et faire éclater le trop plein du cœur de l'inconnue : amour naïf et quasi paternel de l'enfant de treize ans (qui vit avec sa mère veuve), amour sensuel et distancié de la jeune fille, amour charnel et incarné de la jeune femme, amour passion de l'éloignée et « immortel amour » de l'esprit pur d'un corps inanimé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Cet amour peut paraitre ridicule à tout un chacun : aux esprits froids maximisateurs de chair humaine, aux rationalisateurs du rendement féminin, et autres machines robotisées de l'ère moderne,&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;   &lt;/span&gt;mais qu'importe, puisque les humains l'apprécieront. Car c'est une lettre d'amour faite de remords, d'échec, de souffrance, de folie et d'errance, mais plus que tout, c'est un récit de l'incompréhension. Et sache lecteur, que cette lettre est de celles qui font résonner l'écho du silence. Tu es seul, lisant ton parchemin au milieu des bois, et, au fur et à mesure que ton esprit s'imprègne de ce tatouage spirituel, tu entends des voix, et tu vois des enfants. Tes sphères cérébrales se déversent dans l'extériorité, et tu t'aperçois à quel point tu es le produit d'autrui ré-intériorisé. Tu te rends alors compte de tous ceux qui ont fait ta vie, sans le savoir. Ces filles que tu as vu, ne serait-ce qu'une seconde, il y a cinq, dix, quinze ans, et dont tu te souviens! Ces regards détournés, ces légers soulèvements de robes, sources de mille vertiges. Tu reviens à toi même et tu te rends de nouveau compte&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;de l'irrémédiable scission des subjectivités. Qu'est ce qui a causé cette tragédie autrichienne? Des investissements spirituels asymétriques entre deux êtres : aux flux tendus et continus d'une pauvre créature répondait le courant alternatif du romancier. Et comment alors ne pas s'apercevoir à quel point seule l'expérience contrefactuelle imposée due à la perte d'un être cher permet de saisir combien il comptait pour vous? Le plein ne ressort que par contraste&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;avec le vide. R... le romancier n'a jamais senti le besoin de l'inconnue, mais c'est seulement quand il s'aperçoit que son vase rempli de fleurs blanches depuis tant d'années est vide, qu'il comprend la vraie perte qu'il a subi, et qu' « il eut pour l'amante invisible une pensée aussi immatérielle et aussi passionnée que pour une musique lointaine ». Car oui, la lettre n'est lue qu'une fois l'amante morte. Morte&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;de quoi? Nul ne le sait mais je soupçonne qu'elle soit morte de respirer, morte de respirer un air impur, exempt de toute odeur de son bien aimé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Je crois que je n'ai plus maintenant qu'à prier que &lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;la lettre d'une inconnue&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt; ne soit pas en rupture de stock, car les clients vont affluer, et qu'à donner, au véritable maitre et inspirateur de ce blog, le dernier mot qui résume en quatre lignes le désarroi de tout inconnu(e) ayant perdu son(sa)&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;bien aimé(e)&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;« Ne te verrais-je plus que dans l'éternité?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Ailleurs, bien loin d'ici, trop tard, jamais peut être&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais ou je vais&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;Ô toi que j'eusse aimé, ô toi qui le savais »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-ansi-language:FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Note : 9,25/10&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-285695104032266314?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/285695104032266314/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=285695104032266314&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/285695104032266314'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/285695104032266314'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2010/07/ce-texte-ete-ecrit-par-maxime-c.html' title='Lettre d&apos;une inconnue - Stefan ZWEIG [9,25/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-3910563313787109663</id><published>2010-06-10T15:14:00.000-07:00</published><updated>2010-06-10T15:37:06.115-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Le vieil homme et la mer - Ernest HEMINGWAY [9,5/10]</title><content type='html'>&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 77px; height: 129px;" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:k-QobiXbu84knM:http://etablissements.ac-amiens.fr/0020004u/IMG/vieilhomme.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-decorations-in-effect: none; "&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:k-QobiXbu84knM:http://etablissements.ac-amiens.fr/0020004u/IMG/vieilhomme.jpg"&gt;« La vie, c’est comme une boite de chocolats, on sait jamais sur quoi on va tomber » disait souvent Maman Gump à son cher Forrest dans ce qui demeure pour moi l’un des plus beaux films de l’histoire du cinéma…Espérance vitale dans des lendemains qui chantent, brutalité de ces moments inattendus où tout bascule, instants charnières qui font que rien, plus jamais, ne sera comme avant…N’est-ce pas en cela finalement que réside toute la beauté du quotidien, dans cette vision, comme la dépeignait si bien Oscar Wilde, que « la brume rend tout merveilleux » et que finalement « c’est l’incertitude qui crée le charme » ? Mais l’homme est-il en ce point fou qu’il est capable de se jeter dans l’abîme et de réclamer corps et âme l’abolition de toutes certitudes ? Si tel est alors le cas, c’est probablement parce que, toujours prégnante, se dissimule derrière le brouillard cette espérance que demain, qui sait, les choses tourneront encore mieux...ou peut-être juste moins mal. La vie apparaitrait alors comme une quête intéressée d’un imprévu, d’un inconnu qui ne serait finalement rien d’autre lui-même que « l’espoir de l’espoir » pour reprendre les mots de Valéry et offrir une mise en abîme déclinable à l’infinie d’un sentiment à nul autre pareil. Car, comme le disait si bien Malraux, «l’espoir des hommes, c’est leur raison de vivre et de mourir».&lt;/a&gt;..&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Surprenant peut-être d’adapter ces pensées à l’introduction d’une œuvre narrant le quotidien d’un vieux pêcheur. Et pourtant…Qui mieux que ces hommes connait l’incertitude du jour qui se lève, l’impuissance du jour qui décline et la déception du jour qui tombe, ces trois états égrainant le quotidien d’une journée marquée par l’inconnu, depuis le départ en mer les voiles gonflées par le vent et l’espérance jusqu’au retour au port, pavillon et moral en berne devant des filets vides ; et malgré cela, l’aube nouvelle amène indéfectiblement l’espoir à ces amoureux du grand large que demain sera forcément meilleur. Le vieux Santiago est pareil à ces hommes. Voilà quatre-vingt quatre jours qu’il n’a pas pris un poisson ; quatre-vingt quatre jours qu’il part inlassablement en mer chaque matin, avec l’espoir intact que l’océan, enfin, saura récompenser sa persévérance ; quatre-vingt quatre jours qu’il revient chaque soir bredouille et prêt à affronter les regards moqueurs et avilissants des pêcheurs plus fortunés, plus doués ou simplement plus chanceux. Seul un jeune garçon continue encore à croire en lui, et ce même si ses parents lui ont désormais interdits de prendre le large avec le vieil homme. Tous les soirs, il l’attend au bar ; tous les soirs, à son insu, il distille dans le cœur du vieux pêcheur les germes de force et de courage qui l’inciteront à repartir le lendemain ; tous les soirs, il prend les traits d’un jeune philosophe, d’un sage stoïcien murmurant à l’envie pour celui qui pourrait être son grand-père que « c’est lorsqu’on a plus d’espoir qu’il ne faut désespérer de rien » (Sénèque). Et c’est alors qu’au matin du quatre-vingt cinquième jour, seul dans sa barque au milieu de l’immensité bleue, la ligne du vieil homme se tend subitement. La suite relève d’une lutte d’apparence inégale entre le plus puissant poisson de l’océan et un vieil homme usé par des années d’effort. La suite est une histoire faite de respect mutuel entre deux valeureux guerriers refusant de se rendre et de renoncer. La suite fait résonner éternellement les mots d’Edmond Rostand : «On ne se bat dans l’espoir du succès. Non, non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile»&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Mais outre ce récit d’une pêche hors du commun, &lt;b&gt;Le vieil homme et la mer&lt;/b&gt; c’est donc aussi l’histoire d’une touchante relation d’amitié, de celle qui lie le vieux Santiago à cet enfant qui n’est pas le sien mais qu’il a adopté comme l’un des siens. Le jeune garçon est un peu à l’image de ces phares si précieux aux pécheurs déboussolés, il est cette lueur étincelant dans le cœur du vieil homme, ce fournisseur d’espoir sincère et désintéressé, cette intarissable source d’envie et de vie. Il est curieux d’ailleurs de constater que la figure de l’espoir est une nouvelle fois incarnée, personnalisée sous les traits d’un enfant, comme si les romanciers avaient cessé de croire en l’homme adulte, comme si l’éternelle espérance ne pouvait se conjuguer qu’avec le soutien de l’innocence et de l’insouciance du plus jeune âge. On repense évidemment à &lt;b&gt;La route&lt;/b&gt; de McCarthy où le combat du père ne semble prendre de sens qu’à travers l’existence et la présence de son fils à ses côtés ; mais pourquoi ne pas évoquer également quelques romans plus simples tels que &lt;b&gt;La petite chartreuse&lt;/b&gt; de Pierre Péju ou bien encore &lt;b&gt;La petite fille de Monsieur Linh&lt;/b&gt; de Claudel, œuvres touchantes où espérance et persévérance s’entremêlent sous le masque de l’enfance et où celui qui veille sur l’autre est finalement rarement celui que l’on croit… &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Roman de l’espoir et de la lutte éternelle, récit de l’abnégation, de l’humilité et de la fierté retrouvée, il y aurait des pages et des pages à noircir pour décrypter &lt;b&gt;Le vieil homme et la mer&lt;/b&gt;. A la lecture de cette chronique, on pourra d’ailleurs probablement me reprocher d’avoir occulté un certain nombre d’aspects de cette œuvre profondément humaine, concentrée d’infini à l’image des meilleurs Zweig. Mais qu’y puis-je ? J’écris sur ce qui me touche et me marque, sur ce qui me parle et m’émeut. J’écris avec le cœur d’un homme, par encore vieux, mais qui comme le valeureux Santiago à besoin de croire que l’on peut tout réessayer dans la vie, une fois, dix fois, quatre-vingt quatre fois pour qu’un jour, soudain… ; j’écris avec le cœur d’un homme qui, comme cet inusable quêteur d’espoir, veut croire aux miracles et oublier les échecs d’hier afin d’être prêt à accueillir, demain, le fruit de son entêtement excessif ; j’écris avec le cœur d’un homme qui, comme le corps de cet infatigable combattant, saigne, mais qui sait que pourtant, comme le disait Moses Isagawa, « il ne faut jamais renoncer, mais lécher ses plaies et se redresser fièrement »…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;b&gt;Note : 9,5/10&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-3910563313787109663?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/3910563313787109663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=3910563313787109663&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/3910563313787109663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/3910563313787109663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2010/06/le-vieil-homme-et-la-mer-ernest.html' title='Le vieil homme et la mer - Ernest HEMINGWAY [9,5/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-1648626600705997083</id><published>2010-05-08T03:51:00.000-07:00</published><updated>2010-05-20T03:31:05.895-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Terre des affranchis - Liliana LAZAR [8/10]</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:tqX3jruzYeeafM:http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1023/1023403-gf.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 79px; height: 140px;" src="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:tqX3jruzYeeafM:http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1023/1023403-gf.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-decorations-in-effect: none; "&gt;« Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure ! / Vous que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir / Gardez de cette nuit, gardez, belle nature / Au moins le souvenir… » (&lt;b&gt;Le Lac&lt;/b&gt;, Lamartine). Mais quel souvenir au juste ? Celui, nostalgique, d’une escapade amoureuse, au clair de lune, dans la cadre envoutant d’une nature complice que Lamartine érige en temple de l’amour absolu ; ou bien celui, tragique, d’une sombre nuit où mû par la haine Victor Luca libéra sa famille et son cœur du joug oppressant d’un père ivre du soir au matin en le noyant dans ce lac, tombeau d’infortune omniprésent dans &lt;b&gt;Terre des affranchis&lt;/b&gt;, la première œuvre de Liliana Lazar…&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Paradis ou enfer, délire ou réalisme froid, animalité ou humanité, tels sont les entre-deux vertigineux dans lesquels nous plonge Lazar avec ce premier roman. Car il s’agit bien de plonger tant ce lac évoqué ci-dessus baigne toute l’œuvre. Difficile de passer sous silence l’histoire pour bien comprendre le complexe univers de cette jeune auteure roumaine et son roman tant inspiré de son propre environnement. Impossible donc de ne pas évoquer &lt;i&gt;la Fosse aux lions&lt;/i&gt;, nom de ce fameux lac, lieu maudit pour les habitants du petit village de Slobodzia puisqu’y rodent, selon la légende, les moroï, ces mort-vivants qui n’ont de cesse de hanter cet endroit que nul n’ose approcher. Seul Victor Luca semble en réalité immunisé par la malédiction qui enveloppe ce lieu. Mieux, depuis qu’il y a noyé son père et débarrassé ainsi sa mère et sa sœur de sa nuisible présence, réalisant la prophétie « dostoiëvskienne » du parricide (car « Qui ne désire pas la mort de son père ?», &lt;b&gt;Les Frères Karamazov&lt;/b&gt;), &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;il a le sentiment que le lac est né pour le protéger. Pourtant, c’est auprès de ce même trou d’eau que le destin de Victor, surnommé « Bœuf Muet » par tout le village, va à nouveau basculer. C’est là en effet que, humilié et mû par d’incontrôlables pulsions sexuelles, il tue la femme qu’il a toujours aimé et qui vient de le repousser. Témoin muet de sa folie meurtrière, le lac sera une nouvelle fois le secret complice de Victor qui y fera disparaitre le corps ; et ce, tandis que caché derrière les buissons l’observe Ismaïl, un vieux sorcier solitaire vivant dans les bois, et surtout personnalisation diabolique du Malin s’emparant de Victor au moment de son geste. Caché par une mère et une sœur dévouées à l’extrême, passé pour mort auprès de tout le village, Victor Luca choisit alors de se terrer et de combattre ces pulsions maléfiques en fuyant le monde des hommes. Faisant sien les mots de Mark Twain : « La défense la plus sure contre la tentation c’est la lâcheté », il s’engage dans la voie de la rédemption, acceptant pour ce faire de recopier des livres religieux, interdits par le régime de Ceaucescu, que lui confie le prêtre du village, seul à connaître la vérité sur son existence. Pendant 20 ans, Victor va ainsi vivre caché de la justice des hommes en espérant apaiser, par ce travail de moine-copiste, la justice de Dieu. Mais combien de temps faut-il pour expier une telle faute? Telle est la question qui le hante et l’obsède...Jusqu’à ce jour où se pensant guéri et pardonné, il ressort de chez lui… Jusqu’à cette heure où il croise un jeune couple enlacé au cœur de la forêt… Jusqu’à cet instant où son démon intérieur le réveille, le submerge et le pousse une nouvelle fois au meurtre…Il n’aura d’autre choix alors que de retourner noyer ses pêchés dans le lac : &lt;i&gt;La Fosse aux lions&lt;/i&gt; devient le théâtre macabre d’une bien lugubre catharsis…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Les pulsions humaines, la dégénérescence, la tension permanente entre Bien et Mal, la rémission des pêchés et la quête du grand pardon… tels sont quelques uns des grands thèmes abordés donc par Lazar dans ce roman, dense, trouble, profond et à l’image probablement de cette insondable &lt;i&gt;Fosse aux lions&lt;/i&gt;. Est-ce l’effet de ce lac qui fait ressortir des méandres du temps, des remous du passé, des grands fonds de la mémoire, les souvenirs d’œuvres lues il y a déjà quelques années ; ou bien s’agit-il d’une hallucination totale probablement soufflée par les esprits infernaux qui hantent les lignes de &lt;b&gt;Terre des affranchis&lt;/b&gt; ; toujours est-il, en tout cas, que rarement roman ne m’aura plus rappelé par certains aspects d’anciennes lectures. Impressions éminemment personnelles, sentiments éphémères&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;tout d’abord mais qui peu à peu s’imposent au point que l’on en vient à guetter chaque réminiscence. Alors, intention délibérée de l’auteur de s’inspirer de ces « œuvres-muses » ou simple fait du hasard ? Impossible de conclure mais certains échos sont frappants bien qu’en aucun cas dérangeants, au contraire, puisque les similitudes sont suffisamment distanciées pour ne pas donner l’impression d’un copier-coller, et les références prêtant à ressemblance suffisamment&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;bonnes pour ne pas goûter au plaisir de ces légers rappels. Ainsi, difficile à mes yeux de ne pas reconnaître en Victor Luca le Harry de Hubert Selby Jr dans &lt;b&gt;Le démon&lt;/b&gt;, cette œuvre magistrale du grand auteur américain, récit d’un homme mû par de sourdes pulsions qui, comme Victor, en vient à tuer des inconnus sans réel mobile. Se pose alors fugacement la question de l’acte gratuit, si chère à Gide notamment dans &lt;b&gt;Les caves du Vatican&lt;/b&gt;. Peut-on tuer ainsi, sans raison, un inconnu, simplement animé par la curiosité ou par une infernale tentation ? Et si « le meilleur moyen de se délivrer d’une tentation c’est d’y céder » (Wilde), les pulsions meurtrières obéissent-elles à ce bien cruel adage ? Non, bien évidemment puisque pulsion et tentation ne sauraient être ainsi confondues. Et ce d’autant plus que contrairement au Harry de Selby Jr qui tuait par besoin, on a davantage le sentiment ici que Victor Luca agit par instinct. Car ce qui frappe en effet dans l’œuvre de Liliana Lazar, c’est le détachement avec lequel Victor en vient à tuer ses victimes et à maquiller ses crimes. S’il cherche le pardon de Dieu, il paraît étrangement distant, ne semble ni rongé par le remords, ni torturé par sa conscience. On retrouve ainsi en partie, dans cette distanciation entre l’homme et ses crimes, la figure du meurtrier que peut incarner Jean-Baptiste Grenouille dans &lt;b&gt;le Parfum&lt;/b&gt; de Suskind. Mais tandis que Grenouille agit de manière certes détachée mais rationnelle, suivant en cela un idéal créatif, mû par la recherche d’un absolu olfactif, « Bœuf muet » semble au contraire en proie à une totale altération de la faculté de juger, parait soumis à des forces antagonistes, donne le sentiment d’abriter en son être l’éternel combat du Bien et du Mal. On le voit distant mais on le sent possédé. Et on pense alors à un troisième personnage, celui du diable personnalisé dans le roman de Lazar par le vieux Ismaïl ; et on revoit alors les figures de Fagotto et de Béhémoth, ce valet et ce chat qui accompagnent partout Satan déguisé sous les traits de Woland dans &lt;b&gt;Le Maître et Marguerite&lt;/b&gt;, le chef-d’œuvre de Boulgakov. Car si la tentation demeure l’œuvre des hommes, les pulsions sont à n’en pas douter les armes du diable…Que faire alors dans ces cas là pour ne pas sombrer et résister ? Peut-être tout simplement tenter de suivre les préceptes de Daniel, ce vieil ermite de la forêt de Slobodzia, coupable lui aussi par le passé d’un acte criminel et en quête de rédemption dans la solitude infernale de sa réclusion : « Tiens ton esprit en enfer et ne désespère pas »… Car le grand pardon ne se dérobe jamais à qui garde la foi...&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Julien Gracq a écrit : « Le monde fleurit par ceux qui cèdent à la tentation »… A la lecture de &lt;b&gt;Terre des affranchis&lt;/b&gt; on serait bien volontiers tenté de rétorquer qu’&lt;i&gt;a contrario&lt;/i&gt; « le monde dépérit par ceux qui cèdent à leurs pulsions »… Souhaitons en tout cas à Liliana Lazar que, par pulsion ou tentation, nul ne résiste au plaisir de lui décerner le premier Prix littéraire des Grandes Ecoles… Pour ma part en tout cas, hanté par ces lignes démoniaques, j’y succomberai plaisamment… &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-1648626600705997083?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/1648626600705997083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=1648626600705997083&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/1648626600705997083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/1648626600705997083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2010/05/terre-des-affranchis-liliana-lazar-810.html' title='Terre des affranchis - Liliana LAZAR [8/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-6769227364856556788</id><published>2010-05-03T15:01:00.000-07:00</published><updated>2010-05-03T23:42:10.323-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>Prix littéraire des Grandes Ecoles : verdict dans une semaine!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:WG7-TxGhF0ShxM:http://www.salondulivreparis.com/Data/kmreed_sdl/wysiwyg/F_c8284ee1cc8089d861d0a1e19b305d5d4b9a381257979.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 74px; height: 108px;" src="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:WG7-TxGhF0ShxM:http://www.salondulivreparis.com/Data/kmreed_sdl/wysiwyg/F_c8284ee1cc8089d861d0a1e19b305d5d4b9a381257979.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-decorations-in-effect: none; "&gt;« Un roman francophone écrit par un auteur peu connu du grand public et n’ayant jamais été primé » : telles sont les conditions d’éligibilité pour faire partie de la sélection du premier Prix littéraire des Grandes Ecoles, lancé en juin dernier par deux étudiantes d’HEC et du jury duquel je fais donc partie. Ainsi, depuis juillet, chacun des 27 jurés, tous étudiants au sein de grandes écoles parisiennes, a dû lire les trois romans retenus chaque mois, selon les critères évoqués, par le comité de sélection, et ce pour le meilleur et parfois pour le pire… Chaque mois a ainsi accouché, douloureusement  de temps en temps, de la présélection d’une oeuvre et ce sont donc au final 8 titres qui seront en lice lundi 10 mai pour les délibérations finales du jury et la remise, en présence de tous les auteurs « qualifiés », du premier Prix littéraire des Grandes Ecoles !&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Quelques mois ont été perdu en chemin, quelques sélections mensuelles ont parfois obligé à un choix « par défaut », quelques romans n’ont parfois pas dépassé la lecture fatidique et soporifique des cinquante premières pages, mais pourtant, il faut bien le reconnaitre, la sélection finale s’avère de qualité. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;En attendant de connaître le huitième roman sélectionné, voici d’ores et déjà le titre des sept premières œuvres en compétition : &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;- &lt;b&gt;L’origine de la violence&lt;/b&gt; de Fabrice Humbert (sélection juillet 2010)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;- &lt;b&gt;Dis oui, Ninon&lt;/b&gt; de Maud Lethielleux (août 2010)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;- &lt;b&gt;Un hiver avec Baudelaire&lt;/b&gt; de Harold Cobert (septembre 2010)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;- &lt;b&gt;Les théorèmes du port de la lune&lt;/b&gt; de Bernard Manteau (octobre 2010) &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;- &lt;b&gt;La double vie d’Anna Song&lt;/b&gt; de Minh Tran Huy (novembre 2010)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;- &lt;b&gt;Terre des affranchis&lt;/b&gt; de Liliana Lazar (décembre 2010)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;- &lt;b&gt;Sous la tonnelle&lt;/b&gt; de Hyam Yarded (février 2010)&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;De par les critères retenus, la majorité des romans en lice est, il est vrai, peu connue du grand public. Pourtant, peut-être en avez-vu lu certains ? Alors, n’hésitez pas dans ces cas là à m’indiquer quel roman vous auriez choisi et devenez vous aussi l’espace d’un instant « juré du Prix littéraire des grandes écoles ». &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;Pour ma part, je publierai en fin de semaine la chronique du roman auquel je pense attribuer mes suffrages et vous ferai part bien évidemment des résultats en consacrant une nouvelle critique au livre lauréat, si tant est qu’il diffère de mon choix originel…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;En attendant, faites votre choix et vos pronostics et n’hésitez pas à consulter le site internet du Prix littéraire pour en découvrir davantage sur cette belle initiative… &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;(&lt;a href="http://www.prixlitterairedesgrandesecoles.fr/"&gt;http://www.prixlitterairedesgrandesecoles.fr/&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-6769227364856556788?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/6769227364856556788/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=6769227364856556788&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/6769227364856556788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/6769227364856556788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2010/05/prix-litteraire-des-grandes-ecoles.html' title='Prix littéraire des Grandes Ecoles : verdict dans une semaine!'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-5982863123366317047</id><published>2010-04-11T08:31:00.000-07:00</published><updated>2010-04-11T08:52:26.336-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><title type='text'>MAUS - Art SPIEGELMAN [9/10]</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:2wyZmU5vbStg0M:http://idata.over-blog.com/1/56/36/50/Comics/Maus.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 94px; height: 129px;" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:2wyZmU5vbStg0M:http://idata.over-blog.com/1/56/36/50/Comics/Maus.gif" border="0" alt="" /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-decorations-in-effect: none; "&gt;J’avais 12 ans la première fois que j’ai ouvert &lt;b&gt;Maus&lt;/b&gt;. Je m’en souviens encore parfaitement. J’avais été attiré par cette couverture troublante et trompeuse qui trônait dans la bibliothèque de mon oncle. Je croyais y découvrir alors une simple histoire de chat et de souris. Quelle ne fut pas ma surprise alors ! Bien évidemment, la croix gammée figurant sur la première de couverture m’avait mis la puce à l’oreille. Bien sûr, l’histoire de la seconde guerre mondiale ne m’était alors pas inconnue, bercé que j’avais été plus jeune par les inoubliables récits de guerre de mon arrière grand-père qui, de sa grosse voix ponctuellement marquée d’une émotion mal refoulée, me contait inlassablement sa guerre, ses évasions mais aussi ses doutes et ses peurs.&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;Mais tout de même, cette première rencontre avait été un choc. Je me suis donc replongé, 12 ans après ma première fois, dans cette BD historique, inimitable et inqualifiable. Et si le choc fut moindre qu’à l’époque, la découverte fut à nouveau poignante…&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;text-indent: 35.4pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Comment décrire &lt;b&gt;Maus&lt;/b&gt; a un néophyte qui n’en aurait jamais entendu parler ? Comme le récit illustré d’un survivant de l’holocauste ? Comme l’histoire imagée d’un jeune juif lors de la seconde guerre mondiale, du bonheur de ses années d’avant guerre aux premières peurs nées de l’arrivée au pouvoir d’Hitler, du ghetto de Varsovie aux horreurs d’Auschwitz ? Ce serait en réalité bien trop réducteur. Car, plus que le simple récit d’une vie, du douloureux destin d’un individu, &lt;b&gt;Maus&lt;/b&gt; est une mise en abîme de l’Histoire. Telles des poupées gigognes, l’Histoire et les histoires s’imbriquent les unes dans les autres, se rencontrent, se nourrissent mutuellement. Il y a bien sûr tout d’abord l’Histoire, avec un grand « H », celle de la seconde guerre mondiale et du génocide juif, celle du récit de la tragédie et des années d’horreur. Mais &lt;b&gt;Maus&lt;/b&gt; est plus que cela. &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;&lt;b&gt;Maus&lt;/b&gt; est aussi l’histoire d’une transmission, celle de ceux qui ont connu aux plus jeunes, celle des porteurs vivants de la mémoire à ceux qui en hériteront et devront à leur tour la transmettre pour que rien ne sombre dans l’oubli. Car comme le disait si bien Nietzche : « l’homme de l’avenir est celui qui aura la mémoire la plus longue ». &lt;b&gt;Maus&lt;/b&gt; est encore l’histoire d’une famille, touchée à jamais par les terribles conséquences du génocide, déchirée et décimée par les dénonciations, les convoitises et la peur. &lt;b&gt;Maus&lt;/b&gt; est enfin l’histoire d’un homme parmi tant d’autres, celle d’un survivant du hasard qui nous invite à nous représenter l’Histoire comme la somme des destins individuels. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;La bande dessinée de Spiegelman est remarquable en tous ces points, en ce qu’elle nous invite à découvrir ces différents degrés de l’Histoire du monde et des hommes. Inutile d’en faire des tonnes pour dire combien &lt;b&gt;Maus&lt;/b&gt; est une œuvre troublante, poignante, saisissante. Le sujet s’y prête bien évidemment. Comment ne pas être ému par ce grand-père en proie à ses souvenirs, marqué à jamais par la guerre, par Auschwitz dont il réchappera, par la perte de ses proches dont il ne se remettra évidement jamais, et qui tente de léguer à son fils (Spiegelman) les fruits de sa mémoire avant que celle-ci ne s’efface à jamais. Une jeune écrivaine, Nina Bouraoui, a dit récemment : « Ecrire, c’est unir la vie intérieure à la vie extérieure. C’est attendre longtemps, sans avoir peur, avant de pouvoir lier l’histoire du monde à son histoire». Difficile de mieux résumer en effet la lourde tâche à laquelle Spiegelman s’assigne pour son père : celle de réunir l’Histoire et les histoires. Et pourtant, le génie de Spiegelman est à mon sens encore ailleurs. Car s’il parvient brillamment à raconter l’ineffable, à décrire les peurs et le martyr d’un peuple et de milliers de familles, jamais l’ambiance de l’œuvre n’en devient pour autant trop pesante, jamais le pathos ou la haine ne prennent le dessus. Spiegelman parvient très justement à canaliser passions et pulsions. Le choix, judicieux, de ne pas représenter des hommes mais de donner aux allemands les traits d’un chat et aux juifs ceux d’une souris joue en ce sens un rôle essentiel. On pense évidemment au précédent que constituait « &lt;b&gt;La ferme des animaux&lt;/b&gt; » d’Orwell, roman qui sous le couvert de la fable animalière offrait une critique virulente du stalinisme. Car sans nuire à la force du témoignage, la fable permet inévitablement de prendre un peu de recul et de hauteur ; sans altérer la portée du message, elle offre une vision légèrement décalée et apaisée. L’holocauste est un sujet sensible et toujours extrêmement délicat à traiter. Rares sont les artistes à même de s’y attaquer de front avec talent et justesse ; et cette aptitude est d’ailleurs souvent l’apanage de ceux qui ont justement vécu l’horreur, de Primo Levi à Imre Kertész, de Simone Veil à Elie Wiesel. &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;Avec &lt;b&gt;Maus&lt;/b&gt;, Spiegelman parvient donc le double tour force de décrire et de transmettre avec talent et pédagogie ce qu’il n’a pourtant ni vu ni subi. Il poursuit ainsi à sa façon la chaine de la transmission et tente, de la plus belle des manières, de ralentir le compte-à-rebours de l’oubli…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;b&gt;« Ne jamais oublier mais ne jamais haïr »&lt;/b&gt;. Mon arrière grand-père me répétait souvent cette phrase, ce fameux serment de Rawa-Ruska, cette promesse faite entre tous les survivants de ce camp de représailles allemand dans lequel il fut prisonnier pendant de longs mois et que Churchill décrivait comme le camp « de la goutte d’eau et de la mort lente ». « Ne jamais oublier mais ne jamais haïr ». Quoi mieux que cette phrase pour comprendre l’importance mais aussi et surtout la difficulté de transmettre avec sincérité, de témoigner avec objectivité, de partager avec raison. « Ne jamais oublier mais ne jamais haïr ». Quoi mieux que ces quelques mots pour saisir toute l’ambiguïté et la fragilité du souvenir. « Ne jamais oublier mais ne jamais haïr ». Quoi mieux finalement que ce serment pour résumer la belle intention et le magnifique travail de Spiegelman et vous recommander plus que chaleureusement la lecture de cette indispensable BD…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Note : 9/10&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-5982863123366317047?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/5982863123366317047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=5982863123366317047&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/5982863123366317047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/5982863123366317047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2010/04/maus-art-spiegelman-910.html' title='MAUS - Art SPIEGELMAN [9/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-7318737231769102890</id><published>2010-03-22T06:42:00.000-07:00</published><updated>2010-03-22T08:56:09.054-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Miscellanées'/><title type='text'>Miscellanées (1)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:Rd-c6DhGmm16HM:http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/6/1/6/9782070365616.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 82px; height: 138px;" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:Rd-c6DhGmm16HM:http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/6/1/6/9782070365616.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-decorations-in-effect: none; "&gt;Si écrire est pour moi un vrai plaisir, chaque livre que je lis ne fait pourtant pas l’objet d’une chronique sur ce blog, soit que j’ai lu le livre il y a trop longtemps, soit que je manque tout simplement de temps (ou d’inspiration !) pour écrire quelque chose qui me semblerait intéressant et pertinent. Ceci dit, je trouvais dommage de ne pas pouvoir partager avec vous certaines de mes lectures à l'aune de ces seules raisons. J’ai donc décidé de créer cette nouvelle rubrique « Miscellanées ». L’objectif est on ne peut plus simple : présenter succinctement quelques ouvrages que j’ai eu l’occasion de découvrir plus ou moins récemment afin de vous offrir quelques idées de lecture…&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Alors, parce qu’avant-hier c’était le printemps, parce qu’hier était jour d’élections et parce qu’aujourd’hui peut être l’occasion de dire à la femme de votre vie (votre maman évidemment !) que vous l’aimez, je vous propose dès aujourd’hui trois titres tirés de mes lectures récentes, trois romans que je n’aurai probablement pas l’occasion de chroniquer de manière approfondie mais que je souhaitais tout de même vous recommander…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;Le soleil des Scorta&lt;/u&gt; de Laurent GAUDE [8/10]&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Le printemps est là, le soleil perce enfin et réchauffe peu à peu les corps endoloris après un hiver frigorifiant, les lourds manteaux sont remisés dans l’armoire et laissent place aux petites vestes d’été (j’arrête là pour le côté « conversation de salon de coiffure » de ma chronique !)…Quoi de mieux alors que de s’arrêter quelques instants à la terrasse d’un café et d’ouvrir un bon livre à même de vous plonger instantanément dans la chaleur rassurante du sud de l’Italie… Prix Goncourt 2004, &lt;b&gt;Le soleil des Scorta&lt;/b&gt; est l’histoire d’une famille vivant dans la région des Pouilles, une famille née de la liaison illégitime d’un brigand et de celle qu’il croit avoir toujours désiré. Orphelin et couvert d’opprobre, l’enfant qui nait de cette union sera pourtant celui qui saura redonner aux Scorta leur honneur perdu… Inutile d’en dire plus pour comprendre qu’il y a un peu de Garcia Marquez dans le thème abordé ici par Laurent Gaudé, pour percevoir que même s’ils ne sont pas pour autant condamnés à Cent ans de solitude, il y a des similitudes entre les membres de la famille Scorta et le destin de la famille Buendia raconté par l’auteur colombien dans son chef-d’œuvre. Bien écrit et prenant de bout en bout, &lt;b&gt;Le soleil des Scorta&lt;/b&gt; propose une belle réflexion sur le bonheur familial, sur l’abnégation et l’effort ainsi que sur le plaisir des choses simples. Car, malgré les peines et les difficultés, jamais le soleil ne cesse de briller chez les Scorta…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;La lucidité&lt;/u&gt; de José SARAMAGO [7/10]&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;53% : c’était comme chacun le sait le taux d’abstention au premier tour des élections régionales du 14 mars dernier, un record en la matière ! Et comme à chaque élection, se repose avec acuité le problème de la non-comptabilisation du vote blanc. Car, il faut bien le reconnaitre, à défaut de prendre en compte les votes blancs ou nuls, le seul moyen de manifester son désaccord demeure de s’abstenir. Et pourtant, l’on sent bien, l’on sait bien que ce n’est pas la solution…Imaginons alors un instant que ce fameux vote blanc soit comptabilisé ; imaginons qu’à la prochaine élection, 80% des électeurs fassent ce choix et renvoient dos à dos des candidats devant se partager 20% des voix… Comment réagiraient alors ces derniers ? Quelles en seraient les conséquences pour nos démocraties modernes ? Difficile à imaginer… Et pourtant, c’est tout l’objet du roman de Saramago. Prix Nobel de littérature, Saramago aime à jouer avec le monde, à concevoir des scénarios qui viennent bouleverser les fondements mêmes de notre quotidien, à imaginer des situations improbables, et pourtant&lt;span&gt; &lt;/span&gt;loin d’être réellement absurdes, et à en dessiner les conséquences … Si &lt;b&gt;La lucidité&lt;/b&gt; n’est n’est pas le meilleur roman de l’auteur portugais, loin notamment de &lt;b&gt;L’aveuglement&lt;/b&gt;, on retrouve avec plaisir ce style à nul autre pareil, ces textes ne formant qu’un bloc et au sein desquels ne figurent jamais la moindre ponctuation indicative d’un dialogue. Et puis, il faut bien l’avouer, et même si on peut regretter la manière dont Saramago s’en éloigne tout au long du roman, le thème initial est accrocheur et pose avec une réelle pertinence la question de la modernisation de nos démocraties. On ne serait que trop d’ailleurs conseiller cette lecture à certains de nos hommes politiques… Alors, à la prochaine élection, vote blanc ou abstention ? Vous avez bien dit lucidité ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;Le livre de ma mère&lt;/u&gt; d’Albert COHEN [9/10]&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; "&gt;Qui sait s’il n’est peut-être parfois pas plus simple d’écrire un livre de 175 pages que de tout simplement dire je t’aime à celle qui nous a donné la vie? C’est en tout cas ce que l’on peut se demander à la lecture de ce grand classique d’Albert Cohen. Car sans jamais lui dire je t’aime, Cohen offre à sa mère le plus bel hommage et la plus belle déclaration d’amour probablement jamais écrite. Inimitables, spontanées et profondes, nul ne peut s’empêcher de penser à sa propre mère à la lecture des ces magnifiques lignes, ode universelle à l’amour et à la dévotion maternelle. &lt;b&gt;Le livre de ma mère&lt;/b&gt; est un chef-d’œuvre, de ceux qui naissent lorsque la main et la raison confient au cœur et à la passion le soin de guider la plume pour faire tomber le masque de l’ineffable : dire à sa mère combien on l’aime ! « Les fils ne savent pas que leurs mères sont mortelles » écrivait Cohen ; ce livre est en tout cas là pour nous rappeler que le temps passe et que demain il sera peut-être trop tard. De là à ouvrir son cœur à sa mère et lui dire à quel point vous l’aimez ? Pas toujours facile lorsque la pudeur des sentiments s’érige telle une muraille…Reste alors toujours la solution de commencer un roman… ou de lire et d’offrir celui-ci en guise de déclaration.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-7318737231769102890?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/7318737231769102890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=7318737231769102890&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7318737231769102890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7318737231769102890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2010/03/miscellanees-1.html' title='Miscellanées (1)'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-6356632810517649534</id><published>2010-03-08T07:13:00.000-08:00</published><updated>2010-03-08T07:33:31.728-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>La route - Cormac McCARTHY [8,5/10]</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:a712gb4u_L1erM:http://aircoba.files.wordpress.com/2009/12/cormac-mccarthy-la-route.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 83px; height: 138px;" src="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:a712gb4u_L1erM:http://aircoba.files.wordpress.com/2009/12/cormac-mccarthy-la-route.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-decorations-in-effect: none; "&gt;Vendéen d’origine et de cœur, c’est un exercice un peu particulier auquel je me prête aujourd’hui en décidant de faire la chronique de &lt;i&gt;La route&lt;/i&gt; de McCarthy. En effet, alors que sont encore dans toutes les têtes vendéennes les terribles images de la tempête qui vient de s’abattre sur nos côtes, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec les visions et les sentiments qui me sont venus lorsque j’ai lu le roman de Cormac McCarthy. Car, faisant écho à la situation qui frappe mon département de cœur, &lt;i&gt;La route&lt;/i&gt; est un roman grave, sombre, désespérant. Bien évidemment, je réalise que cette introduction n’est peut-être pas le meilleur moyen de vous donner envie de vous plonger dans ce roman, il est vrai, assez noir. Ceux qui ont par ailleurs vu le film confirmeront que ce n’est pas l’œuvre la plus euphorisante de l’année. Et pourtant, &lt;i&gt;La route&lt;/i&gt; est un très beau roman, récit d’une humanité désespérée où l’espoir surnage malgré tout, qui mérite d’être lu encore bien plus que d’être vu…&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;i&gt;La route&lt;/i&gt; est ce qu’on l’on pourrait qualifier un peu trop rapidement de roman de l’apocalypse. Dans un futur plus ou moins proche, un jeune père erre seul avec son fils au milieu d’un monde dévasté et totalement déshumanisé. Fuyant des terres désolées, traversant un pays en proie à la barbarie et au cannibalisme, la volonté de vivre se meut peu à peu en simple ambition de survivre, et les rêves de trouver un monde meilleur s’émiettent au fil d’une marche qui prend progressivement des allures de chemin de croix. On devine une catastrophe nucléaire, et on comprend que quasiment rien n’a subsisté à l’exception de quelques hordes de barbares luttant pour une vie qui n’en a plus que le nom. Il n’y a rien d’autre à faire alors pour ces deux êtres qu’à avancer, lentement, péniblement, vers le Sud, vers la mer, tirant un caddie de supermarché, dernier vestige d’un monde qui portait en lui les germes de sa propre perte. Et pourtant, au milieu de ces ténèbres, un semblant d’humanité demeure malgré tout, oasis d’espoir au cœur d’un désert de cendres et de ruines…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Le style de McCarthy est extrêmement épuré, les mots sont froids, précis et comme rationnés, à l’image de ce que doivent endurer ce père et ce fils en quête perpétuelle des besoins physiologiques les plus élémentaires ; il n’y a pas d’adjectifs superflus, pas d’envolée dramatico-lyrique, pas de pathos surfait. Le peu de chaleur qui émane du texte vient des rares instants d’échange entre l’homme et son enfant. Les mots se font alors un peu plus généreux, à l’image de l’amour sans borne qui lie ce père et son fils et des efforts qu’ils sont prêts à consentir l’un pour l’autre. Il y a évidemment quelque chose d’extrêmement touchant dans cette relation filiale, comme la persistance d’une humanité où le partage, le sacrifice et le bonheur des choses simples signifient encore quelque chose d’important. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Mais &lt;i&gt;La route&lt;/i&gt; est aussi un roman de l’absurde au sens originel du terme, c'est-à-dire de l’absence de sens. Qu’est-ce qui motive encore ce père pourtant seul contre tous ? Pourquoi lutte-t-il ainsi désespérément dans un monde au sein duquel plus rien ne semble possible ? Que cherche-t-il, qu’espère-t-il encore offrir à son fils ? On sent poindre à chaque page la tentation d’en finir avec cette vie de misère et on entend alors Camus dans &lt;i&gt;Le mythe de Sisyphe&lt;/i&gt; expliquant qu’ « il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : le suicide ». Et cependant, tel Sisyphe poussant inlassablement son rocher, rien ne semble pouvoir ébranler la foi de ce père tâchant d’insuffler la force et la volonté de vivre à son fils, s’évertuant à lui léguer les bribes d’une humanité délitée. Qu’il est beau le combat de cet homme, qu’il est noble et courageux dans son abnégation, &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;dans son absence de renoncement. Refusant la posture du suicidaire, le père endosse l’habit du héros absurde si cher à l’auteur de &lt;i&gt;L'étranger&lt;/i&gt;. Mais à quel prix ? Pour quelles joies et quelles souffrances ? Le mieux demeure &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;alors de se souvenir de Camus et d’essayer « d’imaginer Sisyphe heureux », de voir en cet homme et en son fils les dépositaires fictifs de la pensée du grand écrivain de l'absurde et de les ériger alors en figures modernes de « l’homme révolté »… &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Car n’est ce pas le propre de l’homme que cette capacité à se relever quand plus rien ne demeure, que cette force de reconstruire alors même que cela semble impossible ? On ne peut s’empêcher de penser aux mots, dans leur version française, de Rudyard Kipling dans son poème &lt;b&gt;If&lt;/b&gt; : « Si tu peux voir détruire l’ouvrage de ta vie, et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir (…) Si tu peux conserver ton courage et ta tête quand tous les autres les perdront (…) Tu seras un homme mon fils ». &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;Peut-être qu’en ces sombres jours Kipling aurait conclu en écrivant « tu seras Vendéen mon fils », toujours est-il que la clé de ce roman se trouve peut-être là, dans ce que Spinoza appelait le &lt;b&gt;Conatus&lt;/b&gt;, à savoir cette inébranlable volonté de l’homme à persévérer dans son être, cette aptitude à croire en la puissance d’exister, cette capacité à se projeter vers l'avant et à imaginer des jours meilleurs. Pour ce faire, l’homme dispose d’une formidable ressource, d’un moteur en tout point &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;vital que l’on appelle tout simplement l’espoir. La platitude de l’adage ne doit pas nous faire oublier que oui, l’espoir fait bien souvent vivre...N’est-ce pas alors en partie le message que nous délivre ce récit ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Certes, de là à faire de &lt;i&gt;La route&lt;/i&gt; un roman de l’espérance, il y a un long sentier que je n’emprunterai peut-être pas. Et pourtant, souvenons-nous tout de même une dernière fois de Camus et n’oublions jamais son message de révolte empli d’optimisme: « En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout ».&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;b&gt;Note : 8,5/10&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-6356632810517649534?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/6356632810517649534/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=6356632810517649534&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/6356632810517649534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/6356632810517649534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2010/03/la-route-cormac-mccarthy-8510.html' title='La route - Cormac McCARTHY [8,5/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-7288774453955787437</id><published>2010-02-24T13:24:00.000-08:00</published><updated>2010-02-24T13:40:16.032-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Le lion - Joseph KESSEL [9/10]</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:p3No6dufarB_tM:http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/14/14123-gf.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 83px; height: 138px;" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:p3No6dufarB_tM:http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/14/14123-gf.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-decorations-in-effect: none; "&gt;A l’instar de &lt;i&gt;L’écume des jours&lt;/i&gt; que l’on fait à mon sens lire beaucoup trop tôt aux enfants (ceux qui me connaissent savent à quel point ce combat m’est cher!), je me suis toujours méfié des romans qualifiés de « classiques de jeunesse ». Non parce que ce sont de mauvais romans, bien au contraire, mais justement car ce sont des livres qu’on ne relira probablement plus alors même qu’ils mériteraient souvent une lecture plus adulte. Je me faisais à nouveau cette réflexion hier à la FNAC en feuilletant la sélection des livres « jeunesses », et en tombant sur des romans tels &lt;i&gt;Les Royaumes du Nord&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Le journal d’Anne Franck&lt;/i&gt;, &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;œuvres phares des rayons jeunesses s’il en est et qui pourtant admettent volontiers plusieurs niveaux ou degrés de lecture. Or, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris que figurait, parmi les indispensables à lire pour les 10-12 ans, &lt;i&gt;Le lion&lt;/i&gt; de Joseph Kessel, pris en tenaille entre &lt;i&gt;Toi + Moi = Cœur&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le journal d’une sorcière&lt;/i&gt; (j’exagère à peine) ! Certes, Le lion est une merveilleuse histoire, un conte éblouissant accessible aux plus jeunes par la simplicité du récit, mais de là à le faire lire dès 10 ans…Bref, tout ça pour dire que si vous n’avez jamais lu ce chef-d’œuvre de Kessel et que vous avez toujours pensé être trop vieux pour vous y plonger aujourd’hui, il n’est absolument pas trop tard, bien au contraire. Et je ne saurai que conseiller également à tous ceux qui l’ont lu lors de leur prime jeunesse de se laisser tenter et de redécouvrir ce très beau roman…&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Le lion est en effet au premier abord un roman que l’on recommanderait volontiers aux plus jeunes. Car Le lion c’est d’abord et avant tout le récit d’une histoire d’amour aussi belle qu’improbable entre un jeune fauve et une petite fille. Recueilli à sa naissance par le garde du parc national, King a grandi auprès des hommes, et notamment &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;aux côtés de Patricia, la fille du gardien. Très vite, une relation unique s’établit entre le jeune lion et Patricia. Devenu adulte, King est relâché dans la nature mais il n’en oublie pas pour autant ceux qui l’ont élevé : la complicité entre lui et la jeune fille perdure, et rien ne semble alors pouvoir entraver cet amour si particulier…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Mais si le récit est on ne peut plus envoutant, si on se laisse prendre comme de grands enfants par cette &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;touchante histoire, l’œuvre de Kessel est bien plus que cela ; et c’est pourquoi elle est à mes yeux davantage qu’une simple lecture d’adolescents… Journaliste, Joseph Kessel est d’abord et avant tout un grand reporter. Avec Le lion, il nous offre un voyage en terre kenyane, à la découverte de sa faune, de sa diversité, de sa richesse. On gambade avec les impalas, on déboule avec les buffles, on charge avec les rhinocéros et on se laisse totalement transporter et immerger au cœur d’un univers inconnu mais fascinant, le tout porté par une plume magnifique. Ethnologue, Kessel nous emmène à la rencontre des tribus composant ce grand pays. On fait la connaissance alors du peuple Masaï, on découvre son quotidien, on apprend ses rites, et parmi eux celui consistant à combattre un fauve à main nu pour entrer dans l’âge adulte... On sent alors poindre le drame, on voit se profiler l’inévitable confrontation mais on ne cherche pas pour autant à en deviner davantage, préférant se laisser bercer par le fil du récit. Anthropologue, Kessel étudie les hommes et leur conditionnement, leur réaction, leur adaptation dans ces milieux inhospitaliers, tâchant alors de comprendre quelle place ceux-ci peuvent y prendre sans venir pour autant troubler le subtile équilibre des choses. Ecrivain, il signe un roman puissant et dépaysant servi par une vraie belle écriture. Dans les premières pages du livre, Kessel a ainsi cette phrase magnifique : « Rideau après rideau, la terre ouvrait son théâtre pour les jeux du jour et du monde ». Avec Le lion, c’est page après page que l’auteur ouvre notre imaginaire pour les jeux des hommes et de la nature. Des jeux qui, aussi harmonieux soient-ils, n’en demeurent pas moins dangereux comme la fin du récit ne manque pas de nous le rappeler...&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Pascal écrivait : « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraye ». Ici, grâce Kessel, c’est tout le contraire qui se produit… Cette riche nature rassure, ces grandes étendues silencieuses apaisent et l’on se sent enveloppé d’une douce chaleur, d’une parfaite quiétude… Longtemps après avoir fermé le livre résonne encore l’écho de la savane, longtemps s’impose cette vision majestueuse du Kilimandjaro surplombant une nature généreuse, longtemps demeurent ces envies d’aventures, ce profond désir d’évasion, cette aspiration à regarder le monde, dans ce qu’il a de plus beau et de plus noble, chaque jour comme si c’était la première fois sans jamais finir de s’en émerveiller …&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;Avec Le lion, Kessel se substitue à Baudelaire et nous invite lui-même au voyage en ces terres où tout ne semble qu’ « ordre et beauté ; luxe, calme et volupté ». Il serait bien dommage alors de se priver d’une si belle invitation…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt"&gt;&lt;b&gt;Note : 9/10&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-7288774453955787437?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/7288774453955787437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=7288774453955787437&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7288774453955787437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7288774453955787437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2010/02/le-lion-joseph-kessel-910.html' title='Le lion - Joseph KESSEL [9/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-3453415334028573321</id><published>2010-02-11T11:22:00.000-08:00</published><updated>2010-02-11T11:42:07.197-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Palestine - Hubert HADDAD [6,5/10]</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:T-2GP74Xn8zpCM:http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1033/1033354-gf.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 83px; height: 138px;" src="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:T-2GP74Xn8zpCM:http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1033/1033354-gf.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-decorations-in-effect: none; "&gt;Vous est-il jamais arrivé, au cœur même de la lecture d’un livre, de vous poser cette question de fond : «mais au fait, est-ce que j’aime ou pas ce que je suis en train de lire ? ». La question peut paraitre étonnante, troublante même, et naturellement l’on aurait envie de répondre qu’il ne suffit que de suivre ses émotions, de déterminer si l’on prend du plaisir ou non, d’évaluer si l’on souhaite prolonger indéfiniment son temps de lecture ou bien si l’on a qu’une seule hâte : fermer le livre et passer à autre chose ! Mais les choses ne sont parfois pas si simples, et notre faculté de jugement, nos goûts, sont parfois subitement altérés à tel point que l’on ne sait plus très bien dire ce que l’on ressent…&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;C’est à peu près l’état d’esprit qui m’a habité tout au long de la lecture de &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Palestine&lt;/b&gt;, le dernier roman d’Hubert Haddad. Palestine est un roman relativement court qui retrace l’itinéraire de Cham, un soldat israélien, enlevé dans une attaque par un commando palestinien. Abandonné par ses ravisseurs, ayant perdu tous repères et toute mémoire, il est recueilli par deux femmes palestiniennes, une mère et sa fille. Il prend alors l’identité de Nessim, le fils et frère disparu de ces deux femmes, auquel il ressemble vaguement. Commence alors pour Cham la construction d’une nouvelle personnalité, le début d’une nouvelle vie au cœur de la Cisjordanie occupée. Lui, l’ancien soldat israélien, découvre peu à peu le quotidien d’un peuple et d’une terre en proie aux contrôles quotidiens, aux humiliations&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;récurrentes et à la peur permanente. L’ancien bourreau devient victime d’un système qu’il a pourtant contribué à façonner et qu’il a longtemps défendu. On frôle en quelque sorte l’uchronie puisque l’on découvre quelle aurait pu être l’histoire de Cham s’il était né de l’autre côté du « mur de sécurité ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Malheureusement, si le thème est intéressant, si les souffrances du peuple palestinien sont subtilement évoquées et plutôt bien restituées, loin de toute condamnation politique ou de tout manichéisme, le livre peine à toucher. Et c’est en cela que je dis ne plus vraiment savoir si j’ai apprécié ou non cette lecture.&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;Car j’aurai aimé, j’aurai voulu me laissé envahir par cette histoire, j’aurai souhaité ressentir en mon for intérieur cette détresse et ces douleurs bien réelles d’une terre martyrisée. J’attendais de Haddad qu’il me transmette une parcelle de ce quotidien, qu’il me sensibilise bien au-delà des mots, qu’il réveille en moi une conscience citoyenne et éveille un juste parfum d’indignation, sans pour autant tomber dans le pamphlet politique. Mais l’émotion a du mal à passer. Ce n’est pas tant la faute du récit en tant que telle, quand bien même celui-ci confine parfois aux limites de la vraisemblance. Cela tient davantage, à mon sens, à l’écriture de l’auteur et aux choix narratifs qui sont les siens. Et là encore, on touche un nouveau paradoxe. Haddad écrit très bien, jouant de l’ellipse et de la métaphore, s’ingéniant à trouver d’improbables images, mais il essaye peut-être justement de trop bien écrire à tel point que le style semble souvent ne pas coller au récit. J’aurai aimé plus de simplicité dans les comparaisons, plus de liant entre les différentes parties du roman, j’aurai apprécié un style plus épuré, plus sobre qui aurait à mes yeux davantage soutenu et reflété la tragédie de cette bouleversante histoire. Le récit est volontairement très elliptique, suggestif ; pourtant, l’on aurait souhaité connaitre un peu mieux chacune des personnalités qui traversent le roman, comprendre les sentiments qui les habitent, sonder leur âme, écouter leur cœur… Tel n’est malheureusement pas vraiment le cas, et si l’on sent bien qu’il s’agit d’un choix délibéré de l’auteur, on le déplore quelque peu… Le récit est trop simple et l’écriture trop travaillée, là où l’on eut peut-être aimé que ce soit l’inverse… Et pourtant, l’on sent que c’est un beau livre, touchant puisque réel, émouvant puisque tragique, poignant puisque quotidien… &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Bien plus que d’avoir aimé ou non, en fermant le livre point finalement une certaine déception, comme un goût amère d’inachevé, une relative frustration de ne pas s’être laissé toucher autant qu’on l’aurait pensé par cette dramatique histoire, reflet des souffrances journalières d’hommes et de femmes vivant au cœur de cette terre déchirée…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Note : 6,5/10&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-3453415334028573321?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/3453415334028573321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=3453415334028573321&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/3453415334028573321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/3453415334028573321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2010/02/palestine-hubert-haddad-6510.html' title='Palestine - Hubert HADDAD [6,5/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-4595752700616896725</id><published>2010-02-03T13:26:00.000-08:00</published><updated>2010-04-11T08:44:46.121-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD'/><title type='text'>Les Gouttes de Dieu - Tadashi AGI &amp; Shu OKIMOTO [8,5/10]</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:BBlcjHd_o-GNCM:http://www.manga-news.com/public/images/series/gouttes_dieu_01.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 99px; height: 130px;" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:BBlcjHd_o-GNCM:http://www.manga-news.com/public/images/series/gouttes_dieu_01.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-decorations-in-effect: none; "&gt;Vous n’avez aucun goût particulier pour les mangas et n’avez finalement que peu de connaissances sur le vin ? Vous êtes curieux et toujours prêt à découvrir de nouveaux univers ? Vous aimez cependant le vin et aimeriez d’ailleurs vous y connaitre davantage ? Alors, parfait, vous êtes dans la même situation que moi au moment où j’ai ouvert pour la première fois &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;Les Gouttes de Dieu&lt;/i&gt;. Mais si, a contrario, vous êtes fan de mangas et/ou expert œnologue, ne zappez pas cette chronique pour autant car ces quelques lignes peuvent également vous intéresser…&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;Les Gouttes de Dieu&lt;/i&gt; est un manga japonais consacré au vin, et qui plus est, quasi exclusivement au vin français ! A l’heure actuelle, dix tomes sont parus et, compte tenu du degré d’avancement de l’intrigue, on peut légitimement supposer qu’on est très loin de la fin ! Le synopsis du manga est simple : Yutaka Kanzaki, éminent œnologue japonais, vient de décéder. Son fils naturel, Shizuku, qui n’a jamais bu la moindre goutte d’alcool, pense naturellement hériter de la fantastique et onéreuse collection de vins de son père. Mais, à la lecture du testament, celui-ci découvre qu’il a en fait un frère adoptif, Issei Tomine, qui n’est autre que l’une des figures montantes de l’œnologie japonaise. En outre, le testament explique que l’héritage de Yutaka reviendra à celui de ses deux fils qui parviendra à découvrir les douze grands crus sélectionnés et décrits avant sa mort par celui-ci, ainsi qu’à identifier celui qui les sublime tous, l’apôtre ultime qu’il nomme &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;Les Gouttes de Dieu&lt;/i&gt;. Shizuku, aidé de son ami Miyabi, se retrouve alors contraint de se plonger dans un monde qu’il ne connait que superficiellement : celui du vin et de l’œnologie.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;A première vue, le cocktail peut paraître étonnant et l’on attend a priori pas grand-chose d’un manga sur le vin, peut-être pas « &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;une piquette »&lt;/i&gt; mais en tout cas comme un léger goût de bouchon. C’est vrai, depuis quand les Japonais s’y connaissent en vin a-t-on envie de s’écrier, pétris de notre fierté viticole, riches de nos savoir-faire uniques et de nos terroirs mondialement reconnus ? Pourtant, dès le premier contact, dès le premier nez, si cher aux œnologues, &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Les Gouttes de Dieu&lt;/i&gt; fleure bien plus le grand cru que le petit vin de propriété. La couverture, pareille au disque du vin dans un verre, prête à la curiosité et à l’envie d’ouvrir, de déboucher est-on tenté de dire, ce manga. Les premiers dessins, les premières images, semblables à la robe d’un premier cru, incitent à l’optimisme et donnent un premier aperçu engageant. «L’attaque» du premier tome, terme qui désigne également la première impression qui se dégage lorsque l’on goutte un vin, ne fait que confirmer ces excellentes dispositions et on se retrouve peu à peu totalement immergé au royaume des vignes, des cépages et des domaines…Une fois le premier tome fini, il est bien difficile de laisser décanter ce manga unique en son genre, de s’astreindre d’entamer le second cru et on ne peut donc réellement résister à l’envie de se lancer dans la suite de la série : &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Les Gouttes de Dieu&lt;/i&gt; est tout le contraire d’un vin de garde que l’on conserverait précieusement dans sa cave, transformée en bibliothèque pour l’occasion, attendant patiemment son pic de dégustation pour en retirer la quintessence gustativo-littéraire. &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Les Gouttes de Dieu&lt;/i&gt; est à l’image d’un vin jeune mais robuste, tour à tour frais et léger comme un vin de Loire en même temps que capiteux et corsé tel un Vacqueyras ou profond et émouvant comme un château Chasse-Spleen…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;Il faut d’ailleurs signaler que &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Les Gouttes de Dieu&lt;/i&gt; est tout autant un manga enivrant et envoutant qu’une véritable encyclopédie sur le monde du vin et de ses producteurs. Toutes les bouteilles mentionnées existent évidemment, et les références données sont si sérieuses que, depuis le succès de la série, il n’est pas rare que les vins évoqués se trouvent en rupture de stock ! Le fil conducteur de l’histoire, cette recherche des 12 apôtres est d’ailleurs souvent un prétexte pour construire autant de petites histoires dans lesquelles le vin joue inévitablement un rôle central et nous permettre ainsi de découvrir des dizaines de bouteilles, parfois très abordables et aux qualités reconnues. Alors certes, il y a parfois un côté un peu répétitif dans ces successions d’histoires et on aimerait de temps en temps que le récit se concentre davantage sur la recherche des 12 apôtres, impatients que nous sommes de découvrir ces 12 chefs-d’œuvre viticoles et surtout de connaître l’identité des fameuses Gouttes de Dieu, de ce vin qui sublimerait tous les autres. Mais le plaisir est partout ailleurs. Le plaisir se trouve dans la découverte de dizaine de vins, rouges ou blancs, Bordeaux ou Bourgogne, premiers crus ou vins plus modestes…Le plaisir se rencontre dans cette plongée au cœur d’un univers passionnant mais exigeant, à suivre les aventures de Shizuku et Miyabi et de ce duel fratricide. Mais surtout, le plaisir n’est jamais aussi intense que lors des descriptions faites des dégustations de chaque vin. Les images des sentiments évoqués et provoqués par celles-ci sont magnifiquement bien rendues, créatives mais précises et il se dégage par instant une vraie poésie, tant textuellement que visuellement. Il faut d’ailleurs rendre hommage à la parfaite harmonie des mots et des images, à l’excellente association de l’auteur et du dessinateur, ce dernier parvenant à superbement restituer les intentions de l’auteur, un peu à la manière d’un bon sommelier à même de sublimer, par ses conseils de mariage entre mets et vin ou par son décantage, le goût d’un vin et de mettre ainsi en valeur, comme il se doit, le travail du vigneron…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Alors, bien évidemment, tout comme les différents millésimes d’un même vin, certains tomes sont inévitablement meilleurs que d’autres, plus longs en bouche... Mais quoiqu’il en soit, il est indéniable que ces Gouttes de Dieu ont tout d’un manga « grand cru classé »…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Plus que jamais avec &lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;Les Gouttes de Dieu&lt;/i&gt;, la subtile alchimie entre l’ivresse et la littérature se réalise à la perfection. Jamais autant qu’avec ce gouleyant manga l’idée de « s’enlivrer » n’a sonné aussi juste…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Il ne me reste alors qu’à vous souhaiter une bonne dégustation !&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;b&gt;Note : 8,5/10&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-4595752700616896725?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/4595752700616896725/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=4595752700616896725&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/4595752700616896725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/4595752700616896725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2010/02/les-gouttes-de-dieu-tadashi-agi-shu.html' title='Les Gouttes de Dieu - Tadashi AGI &amp; Shu OKIMOTO [8,5/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-701426970486702289</id><published>2010-01-28T03:19:00.000-08:00</published><updated>2010-01-28T03:33:20.463-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auteurs'/><title type='text'>Fiche auteur : Stefan ZWEIG</title><content type='html'>&lt;img src="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:3r4W_qeGTO4iKM:http://blogs.mollat.com/litterature/files/zweig-k.jpg" style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 91px; height: 131px;" border="0" alt="" /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Quelle douce inspiration a donc bien pu passer dans la tête des éditeurs pour que l’on voit fleurir, près de 70 ans après sa mort, des romans de Stefan Zweig en tête de gondole dans nos librairies ? Qui a donc eu l’idée de remettre au goût du jour l’auteur autrichien, à tel point qu’il talonne certains de nos plus grands génies littéraires contemporains (Musso, Levy, Nothomb… !!) dans le classement des meilleures ventes ? Et que penser finalement de cette médiatisation posthume?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Le premier constat est tout d’abord mitigé. Certes, Zweig tient le haut du pavé mais les romans mis en exergue ne sont pas forcément ses meilleurs. Je veux parler là des deux inédits récemment sortis (&lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Le voyage dans le passé&lt;/b&gt; et &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Un soupçon légitime&lt;/b&gt;). En revanche, quelle brillante idée d’avoir publié il y a peu, sous une nouvelle édition, &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Lettre d’une inconnue&lt;/b&gt;. Trop souvent intégrée dans des recueils de nouvelles, nombreuses sont les personnes qui ont pu passer à côté de l’une de ces petites pépites de Zweig. Et pourtant, il s’agit probablement de l’un des plus beaux textes sur la passion amoureuse de l’auteur, et je ne peux que vous inviter à vous précipiter dessus si vous ne l’avez jamais lu. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Le second constat est optimiste. Même si les textes publiés sont loin d’être les meilleurs, ils ont au moins le mérite de remettre Stefan Zweig sur le devant de la scène littéraire, privilège assez rare pour un auteur décédé en 1942. On ne peut qu’espérer alors que beaucoup de néophytes s’empresseront d’aller découvrir ses autres petites merveilles. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Mais justement, quel écrivain est Stefan Zweig et que doit-on absolument avoir lu de lui ? Il serait trop long de se pencher sur toute l’œuvre de l’auteur autrichien, tant elle est riche et variée. Il est en revanche intéressant de distinguer les trois grands genres littéraires auxquels il s’est consacré : la biographie, la nouvelle et le roman (il a également publié quelques poèmes et pièces de théâtre mais ce n’est pas la partie majeure de son œuvre). On le sait parfois peu, mais Zweig fut d’abord un excellent biographe. Il a ainsi retracé la vie, les traits, les passions de certaines illustres personnes, soit qu’elles le fascinaient, soit qu’elles ont marqué l’histoire. Marie-Antoinette, Fouché, Marie Stuart, Montaigne et beaucoup d’autres encore eurent ainsi l’honneur d’être racontés par Zweig. J’avoue connaitre assez peu le biographe qu’il fut, et je me contenterai donc de ces quelques évocations. En revanche, là où &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;la distinction prend tout son sens, c’est lorsqu’il s’agit de comparer le nouvelliste et le romancier. Même s’il a tout de même essentiellement écrit des nouvelles, Zweig a publié un certain nombre de romans (parmi lesquels notamment &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;L’ivresse de la métamorphose&lt;/b&gt;, &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;La pitié dangereuse&lt;/b&gt;…). Il ne s’agit jamais de romans très longs mais ils différent tout de même assez nettement, tant sur la forme que sur le fond, de ses nouvelles. Le thème est pourtant bien souvent le même : les passions humaines (l’envie, la pitié, l’argent, l’amour…) mais le style, le plaisir et surtout l’intensité de la lecture sont incomparables ! Disons le tout de go : Zweig n’est jamais aussi brillant que quand il fait dans la concision. Et ses nouvelles surpassent de loin ses romans. L’Autrichien est l’auteur qui rend probablement le mieux, en si peu de mots, et avec une précision et une intensité inégalables, les tourments que provoquent les passions de l’âme. Ses chefs-d’œuvre dans ce domaine là sont nombreux, et je ne peux que vous inciter à vous jeter sans plus attendre sur chacun d’eux : &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Amok&lt;/b&gt; (sur la passion amoureuse comme folie voire maladie), &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;La confusion des sentiments&lt;/b&gt; (à propos de la naissance de la passion entre deux hommes d’âge très différent), &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Le joueur d’échecs&lt;/b&gt; (probablement la plus célèbre de ses nouvelles), &lt;b style="mso-bidi-font-weight: normal"&gt;Lettre d’une inconnue&lt;/b&gt;, &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Destruction d’un cœur&lt;/b&gt;…sans oublier mon préféré, &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Vingt-quatre heures de la vie d’une femme&lt;/b&gt; à propos de la passion amoureuse et de la folie du jeu. Tout comme la longueur du développement et l’analyse précise des psychologies collent classiquement parfaitement au roman russe, la brièveté, la concision et cette aptitude hors du commun à rendre en une phrase la complexité des sentiments et des passions soulignent de manière inimitable le génie de Zweig. Ne nous méprenons pas pour autant, les romans de Zweig sont loin, très loin, d’être mauvais, bien au contraire. &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;L’ivresse de la métamorphose&lt;/b&gt; est un excellent roman sur l’aspiration à l’ascension sociale, aux rêves de grandeur d’une jeune autrichienne pauvre et démunie à qui une riche tante de passage fait découvrir un monde merveilleux, féérique mais tragique, roman auquel on pourrait d’ailleurs trouver quelques échos balzaciens (&lt;i&gt;Le père Goriot&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Illusions perdues&lt;/i&gt; notamment) ; quant à &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;La pitié dangereuse&lt;/b&gt;, il s’agit d’un très bon livre sur une passion difficile à décrire et à analyser, une passion qui fait souvent plus de ravages quand bien même on pensait agir pour le bien et&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;que Rousseau qualifiait, avec la peur, comme LA passion originelle et naturelle : il s’agit bien entendu de la pitié. Les romans de Zweig valent donc plus que jamais le détour, mais pour comprendre véritablement quel auteur de génie était Stefan Zweig, quel talent littéraire inimitable il possédait, rien ne vaut ses nouvelles que j’ai cité précédemment. La concision et l’art de la suggestion et de la subtile évocation sont un don qu’à la vue de cette chronique je n’ai peut-être pas (!), et c’est pourquoi je vous invite sans plus attendre à les découvrir dans les textes de l’auteur maitre des passions…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;Humaniste convaincu et grand admirateur de la culture européenne, Zweig avait fui la seconde guerre mondiale et l’Europe d’Hitler pour le Brésil en 1941. Mais, désespéré par la situation et par l’avancée du conflit, il décida de se suicider avec sa femme en 1942 ! Le grand auteur des passions était lui-même un passionné jusqu’à l’extrême… &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-701426970486702289?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/701426970486702289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=701426970486702289&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/701426970486702289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/701426970486702289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2010/01/fiche-auteur-stefan-zweig.html' title='Fiche auteur : Stefan ZWEIG'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-7446435412634594663</id><published>2010-01-27T09:30:00.001-08:00</published><updated>2010-01-27T09:34:46.651-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A propos'/><title type='text'>Playlistsociety3 devient BAUDELIRE...</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Il y a un peu plus de deux ans maintenant naissait mon blog Playlistsociety3. Il s’agissait en fait d’une extension littéraire du blog culturel de Benjamin F (&lt;a href="http://www.playlistsociety.fr/"&gt;www.playlistsociety.fr&lt;/a&gt;). Le principe était simple: chroniquer et noter les différents romans que je pouvais lire ! Or, le temps a passé et je dois avouer que je n’ai pas vraiment pris le temps de m’impliquer dans ce beau projet, et ce malgré mes nombreuses promesses et bonnes résolutions. J’ai donc finalement chroniqué assez peu de livres sur la période. Pourtant la passion de la lecture et le goût de l’écriture ne m’ont jamais quitté…Et puis, Benjamin F (que je remercie pour son aide) m’a encouragé à me relancer dans un projet un peu plus personnel, avec un blog qui me serait propre et que je m’approprierai réellement. De là est donc né Baudelire, mon nouveau blog littéraire…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;A l’instar de Baudelaire qui incitait tout son monde à "s’enivrer sans trêve", Baudelire n’aura qu’une seule obsession : vous permettre de vous enlivrer sans cesse (cf édito ci-contre). Bien évidemment, Playlistsociety3 ne disparait pas complètement pour autant puisque j’ai décidé de conserver les critiques que j’ai déjà eu l’occasion d’écrire, et que je vous invite donc à découvrir ou redécouvrir, pour ceux qui le souhaitent, à la suite de ce petit texte introductif. Mais alors que Playlistsociety3 se contentait de chroniquer quelques romans plutôt contemporains, j’ai l’intention d’aller plus loin avec Baudelire et de vous proposer un contenu plus varié tant au niveau des types de lecture (classiques, BD, essais, actualités…) que des rubriques (chroniques littéraires, fiches auteurs, article de fond sur l’actualité littéraire...). Dès demain d’ailleurs, je vous proposerai une première fiche auteur consacrée à l’un de mes écrivains fétiches…Mais la raison d’être d’un blog se trouve également et surtout dans l’interactivité : n’oubliez donc jamais que ce blog est d’abord et avant tout le vôtre. Réagissez, commentez, critiquez, faites que la littérature soit vivante et passionnante et que ce blog soit un lieu d’échange constructif…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;A l’image de la Nature dans &lt;b&gt;Correspondances&lt;/b&gt; de Baudelaire, on peut dire que la littérature est parfois « un temple où de vivants piliers laissent parfois sortir de confuses paroles ; l’homme y passe à travers des forêts de symboles qui l’observent avec des regards familiers ». Faire en sorte que chacun d’entre nous puisse retirer la substantifique moelle de ce temple majestueux, que ces confuses paroles deviennent audibles et ces symboles intelligibles, que chacun puisse construire et partager son propre Panthéon littéraire, telle sera la bien modeste ambition de Baudelire…Mais assez parlé désormais, il est grand temps de s’enlivrer… « Mais de quoi ? De romans, de BD, d’essais, à votre guise, mais enlivrez-vous… »&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-7446435412634594663?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/7446435412634594663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=7446435412634594663&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7446435412634594663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7446435412634594663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2010/01/playlistsociety3-devient-baudelire.html' title='Playlistsociety3 devient BAUDELIRE...'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-8387598362607679717</id><published>2009-11-09T14:26:00.000-08:00</published><updated>2010-05-06T09:20:54.139-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>L'écume des jours - Boris VIAN [10/10]</title><content type='html'>&lt;a href="http://images.madmoizelle.com/fiches/photos/L/lecume-des-jours_boris-vian_080722055945.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 216px" alt="" src="http://images.madmoizelle.com/fiches/photos/L/lecume-des-jours_boris-vian_080722055945.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Pourquoi décider d’écrire sur l’écume des jours, en ce dimanche plutôt gris, plus de cinq années après l’avoir lu pour la première fois ? Pour combler un vide ? Pour rendre hommage à un livre publié il y a soixante ans et qui ne cessera jamais de diviser le monde littéraire en deux catégories : ceux qui ont adoré et ceux qui n’ont pas eu cette chance ? Pour le bonheur de me replonger dans ces lignes qui n’en finiront jamais de me toucher ? Probablement les trois et pour bien d’autres raisons encore… Car l’écume des jours est bien plus que mon roman préféré, celui qui trône au sommet de mon panthéon littéraire ; l’écume des jours est à l’image de son titre, poétique et léger en même temps qu’énigmatique et fascinant ; l’écume des jours est un roman d’amour comme on en écrit plus, il n’est pas que « le plus poignant des romans d’amour » comme le disait Raymond Queneau, il est à mon sens le plus humain des romans d’amour…Colin n’est rien sans Chloé, elle est sa préoccupation suprême et superbe, celle à qui, face à ce nénuphar qui obstrue peu à peu son cœur, il consacrera toute son énergie, toute sa force, tout son amour sans jamais se résoudre à accepter l’inévitable. Et lorsque celle-ci s’en va définitivement, ce n’est pas son monde qui s’écroule, c’est LE monde qui disparait. Colin et Chloé sont des héros ordinaires dans un univers extraordinaire, et non l’inverse comme cela est si souvent le cas ! Ils n’ont ni le côté tragique de Chimène et de Rodrigue dans Le Cid, ni la dimension shakespearienne d’un amour défendu à la Roméo et Juliette et encore moins l’empreinte de la fatalité qui pèse sur Tristan et Yseult. Colin et Chloé feraient davantage penser à Orphée et Eurydice, amoureux transis rattrapés par un sort qui s’acharne. Tel Orphée, Colin luttera jusqu’au bout pour celle qu’il aime ; tel le joueur de lyre, il ne se relèvera pas d’avoir perdu sa muse. Il a beau porter un prénom aquatique, on rêve tous un peu d’être un Colin, d’incarner pour nos « Chloé » cette posture du passionné romantique si éloignée pourtant de toute mièvrerie, et de pouvoir répondre comme lui à la question « Et vous, que faîtes vous dans la vie ? » : « Moi, j’apprends des choses et j’aime Chloé ». Apprendre et aimer, quelle belle ambition, quelle simple philosophie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l’écume des jours ce n’est pas qu’une déchirante histoire d’amour. C’est également un roman à l’imagination débridée où se mêlent le jazz et l’existentialisme sartrien, un conte fantastique où les pianos font des cocktails et où les souris parlent, un recueil de néologismes à en donner des sueurs froides à un membre de l’Académie française…Il est inutile de tenter de décortiquer tout l’univers de Boris Vian, si inaccessible même aux plus initiés, et il serait même contre-productif de le faire. On ne peut que se laisser bercer par la poésie des images, se laisser entrainer par les frasques de Chick ou de Colin, se laisser envouter par une ordinaire histoire d’amour de laquelle on ne peut se défaire bien des années après l’avoir lue… Alors oui, beaucoup n’aiment pas, pire s’il en est, certains demeurent indifférents, victimes souvent d’une lecture forcée au collège ou au lycée. C’est que, à mon sens, aucun livre ne s’est jamais aussi mal prêté à une lecture obligatoire et à une étude fastidieuse dans le cadre contraint d’une salle de classe. On ne peut « analyser » l’écume des jours comme on étudierait un poème de Rimbaud ou un roman de Flaubert. L’écume des jours oblige à voir au-delà des simples mots, à dépasser le texte et à lire avec un cœur d’enfant qui a déjà un peu vécu, et surtout aimé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vian était un proche d’Aragon et on ne peut s’empêcher à la lecture de l’écume des jours d’entendre résonner ces vers du poète : «Rien n’est jamais acquis à l’homme ni sa force / ni sa faiblesse, ni son cœur et quand il croit / ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix / et quand il croit serrer son bonheur il le broie / sa vie est un étrange et douloureux divorce / Il n’y a pas d’amours heureux (…)&lt;br /&gt;Et pourtant c’est bien leur amour à tous les deux…&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;L’écume des jours restera à jamais ma plus belle aventure littéraire, Colin et Chloé ma plus belle histoire d'amour, et Chloé &lt;em&gt;ma plus belle rencontre&lt;/em&gt;…&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Note : 10/10&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-8387598362607679717?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/8387598362607679717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=8387598362607679717&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/8387598362607679717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/8387598362607679717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2009/11/lecume-des-jours-boris-vian-1010.html' title='L&apos;écume des jours - Boris VIAN [10/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-2316397199205991703</id><published>2009-02-04T07:41:00.000-08:00</published><updated>2010-01-26T12:29:21.006-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Où on va, papa ? - Jean-Louis FOURNIER [7,5/10]</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/0/7/1/9782234061170.gif"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; WIDTH: 98px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 153px" alt="" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/0/7/1/9782234061170.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Prix Fémina 2008, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Où on va, papa ?&lt;/span&gt; est le dernier roman de Jean-Louis Fournier, auteur relativement atypique dont l’humour grinçant et le cynisme ne sont évidemment pas sans rappeler un certain Pierre Desproges dont il fut l’un des proches complices. Où on va, papa ? est l’histoire d’un père, de la relation qu’il entretient et de la vie qu’il mène avec ses deux fils, tous deux handicapés mentaux… Sous forme de mini-chapitres qui sont autant de moments du quotidien que de réflexions personnelles de la part du père, Fournier mêle le cynisme à la tendresse, le sarcasme à l’amour pour décrire cette vie qui n’a épargné ni ces enfants ni ce père qui n’a d’autres choix que de faire face.&lt;br /&gt;« - Comme Cyrano de Bergerac qui choisissait de se moquer lui-même de son nez, je me moque moi-même de mes enfants. C’est mon privilège de père.&lt;br /&gt;- Mais tu n’as pas honte, Jean-Louis, toi, leur père, de te moquer de deux petits mioches qui ne peuvent même pas se défendre ?&lt;br /&gt;- Non. Ca n’empêche pas les sentiments. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le style est très juste et évite les écueils tant d’une cruauté déplacée que d’une pitié larmoyante. On zone entre les deux, pris en tenaille entre sourire et émotion, mais on reste difficilement insensible à ce livre et à certaines réflexions teintées d’une triste vérité.&lt;br /&gt;En résumé, un court roman, certes sans grande prétention, mais qui aborde un thème délicat avec une ambition très noble : celle de toucher par le rire là où bien souvent seules la pitié et la tristesse ont droit de résidence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Note : 7,5/10&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-2316397199205991703?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/2316397199205991703/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=2316397199205991703&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/2316397199205991703'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/2316397199205991703'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2009/02/ou-on-va-papa-jean-louis-fournier-7510.html' title='Où on va, papa ? - Jean-Louis FOURNIER [7,5/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-3268290115168887007</id><published>2009-01-16T09:40:00.000-08:00</published><updated>2010-01-26T12:29:47.424-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Le voyage dans le passé - Stefan ZWEIG [4/10]</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/2/1/2/9782246748212.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 107px; height: 160px;" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/2/1/2/9782246748212.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Il m’aura fallu du temps pour finalement tomber sur ce que je pourrais qualifier d’un « mauvais Zweig ». Comme quoi tout arrive, même s’il est plus que nécessaire de relativiser : un mauvais Zweig c’est comme un mauvais Vian, c’est rare, ça surprend mais ça reste quand même supérieur à la majorité des romans…&lt;i style=""&gt;Le voyage dans le passé&lt;/i&gt; n’est donc pas, loin de là, un chef-d’œuvre dans la lignée du &lt;i style=""&gt;Joueur d’échecs&lt;/i&gt; ou de &lt;i style=""&gt;24 heures de la vie d’une femme&lt;/i&gt;. Cependant, pour les amateurs de Zweig, vous y retrouverez les thèmes fétiches de l’auteur autrichien : la naissance de la passion, les tourments de l’âme qu’elle suscite, les folies qu’elle déclenche, le tout toujours servi par ce style précis, concis où tout réside dans l’art de la suggestion.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Le voyage dans le passé&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt; raconte simplement les retrouvailles, neuf ans après, d’un homme et d’une femme (elle était la femme de son bienfaiteur) qui se sont aimés mais que la vie a séparés. Leur amour a-t-il résisté au temps ? Leur passion est-elle intacte neuf ans après ? Voici quels sont les grands thèmes de ce Zweig inédit et tout juste traduit en français.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Alors, pour être tout à fait franc, si vous ne connaissez pas vraiment Stefan Zweig ne commencez pas par cette nouvelle qui ne donne qu’un bien mince aperçu du génie dont est capable l’auteur de &lt;i style=""&gt;La confusion des sentiments. &lt;/i&gt;Quant aux inconditionnels dont je fais partie, je pense que vous pouvez sans aucun problème vous passer de la lecture de ce dernier opus du romancier autrichien (à moins que votre objectif soit de lire l’intégral de Zweig !) tant il est loin de la qualité de ses précédentes nouvelles : on y retrouve ni l’excellence voire même la perfection d’écriture de &lt;i style=""&gt;24 heures de la vie d’une femme&lt;/i&gt;, ni l’envoûtement d’un &lt;i style=""&gt;Amok&lt;/i&gt;, ni l’émotion poignante de &lt;i style=""&gt;La lettre d’une inconnue&lt;/i&gt;. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Une nouvelle donc somme toute moyenne tant Zweig nous a habitués à l’excellence…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Note : 4/10&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-3268290115168887007?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/3268290115168887007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=3268290115168887007&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/3268290115168887007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/3268290115168887007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2009/01/le-voyage-dans-le-pass-stefan-zweig-410.html' title='Le voyage dans le passé - Stefan ZWEIG [4/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-7693710517803894234</id><published>2009-01-08T10:07:00.000-08:00</published><updated>2010-01-26T12:29:58.388-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Millenium - Stieg LARSONN [2,5/10]</title><content type='html'>&lt;a href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/7/5/9782742761579.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 108px; CURSOR: hand; HEIGHT: 172px" alt="" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/7/5/9782742761579.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Normalement vous n’avez pas pu y échapper, tout du moins visuellement. Vous savez &lt;em&gt;Millenium&lt;/em&gt; ce sont ces trois pavés aux couvertures rouges et noires et aux titres aussi étranges que "La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette" ou "Les hommes qui n’aimaient pas les femmes". Intrigué par ces livres un peu originaux, alléché par les propos dithyrambiques que me tenait chaque personne les ayant lus et surtout en quête d’un bon polar bien ficelé et alletant pour me changer de la lecture de &lt;em&gt;La peste&lt;/em&gt; de Camus et surtout des &lt;em&gt;Bienveillantes&lt;/em&gt; de Littell (cf supra), je me suis donc attaqué plein d’espoir à cette nouvelle saga. Le destin peu banal de l’auteur, mort d’une crise cardiaque avant même la parution de ses romans, ajoutait un peu au mythe et me rappelait celui de John Kennedy Toole, l’auteur génial de &lt;em&gt;La conjuration des imbéciles&lt;/em&gt; (cf supra). Ce que j’ignorais, c’est que de commun avec Toole, Larsonn n’en a que le tragique destin et en aucun cas la verve littéraire ! Vous l’aurez compris après cette longue introduction, je n’ai pas vraiment aimé Millenium, pire, je ne comprends même pas que l’on puisse trouver un soupçon de « génial » à ces piètres romans !&lt;br /&gt;Alors certes je critique alors que je n’ai pas tout lu. En effet, Millenium est composé de trois romans d’environ 600 pages chacun, à lire dans l’ordre, mais relativement indépendant les uns des autres en terme d’intrigue. Mais après les deux premiers tomes j’étais à bout de souffle (non à cause du suspense haletant, rassurez-vous !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut tout d’abord dire que le premier tome est très très très lent à se mettre en route. Ca, à la rigueur, passe encore. On se dit qu’il plante le décor, nous donne tous les éléments afin de nous préparer à un final où te se croisera, s’imbriquera et prendra forme dans une chute hallucinante portée par un rythme insoutenable…Mais cela vient difficilement et on sent la déception poindre peu à peu. Finalement, malgré un style littéraire inexistant (je n’ose même pas imaginer que cela puisse être dû à la traduction), porté par d’inlassables répétitions (les personnages hochent la tête 4 fois par page, boivent un café à toutes les pages et mangent un sandwich chaque deux pages !) et un vocabulaire de pré-maternel, le premier opus se termine tant bien que mal, sans génie mais sans grande catastrophe ! On regarde alors le deuxième livre et on se dit que ça ne peut pas être pire, que maintenant que les personnages sont en place et que le décor est planté ça va décoller. Et puis on repense aux critiques élogieuses et on n’ose croire qu’elles ne soient fondées que sur le premier roman.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Et là, c’est le drame ! Le deuxième tome est aussi pauvre stylistiquement que le premier, l’intrigue a encore plus de mal à démarrer, le rythme est lourd et lent, et les personnages boivent encore plus de cafés (il ferait mieux de prendre une bonne bière parfois)! Surtout l’auteur use d’artifices indignes d’un soi-disant « grand du polar ». Celui-ci ménage des faux-semblants de suspense en jouant de manière absolument malhonnête de la focalisation sur les personnages. Usant d’un narrateur omniscient, celui-ci se ballade régulièrement d’un personnage à l’autre. Mais soudain, pour entretenir le doute sur la culpabilité ou non de l’un des héros, le narrateur le délaisse complétement pendant plus de cent pages, s’ingéniant à faire planer un doute improbable, avant de le faire réapparaître miraculeusement pour créer d’autres artifices tout aussi ridicules…&lt;br /&gt;Ca ne fonctionne tout simplement pas, c’est trop embrouillé, trop pataud dans le style, trop saccadé dans le rythme. Et puis je ne parle pas du message que cherche à faire passer l’auteur à coup de dénonciation de l’industrie du sexe ou de la pédophilie,…, les mauvais livres ayant trop souvent tendance à dénaturer la morale sous-jacente au roman.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;J’ai été un peu long sur cet article mais cela valait la peine si ça peut vous épargner Millenium comme lecture de plage cet été. Je voudrais conclure en disant que je n’en veux pas à Larsonn (c’est important parce que, par exemple, j’en veux à des auteurs comme Levy, Musso ou Nothomb d’écrire de la merde !). Il n’est je pense pas plus écrivain que je ne suis serrurier. C’était un journaliste qui s’est vraisemblablement laissé emporter par le sujet de son livre, à savoir une véritable dénonciation du commerce des femmes et des abus sexuels en tous genres. Non, j’en veux aux maisons d’édition et aux distributeurs qui s’évertuent à nous faire croire que Millenium c’est génial, c’est du bon polar ; non, non, non et non ! Gaston Leroux écrivait d’excellents romans policiers, Donald Westlake écrit d’excellents polars, mais non, désolé, Stieg Larsonn ne leur arrive pas à la cheville ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Note : 2,5/10&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;(Et encore je suis gentil parce qu'il mériterait -1 de pénalité environnementale : 3x600 pages pour écrire ça, ça ne mérite pas de sacrifier tous ces arbres!!!).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-7693710517803894234?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/7693710517803894234/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=7693710517803894234&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7693710517803894234'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7693710517803894234'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2009/01/millenium-stieg-larsonn-2510.html' title='Millenium - Stieg LARSONN [2,5/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-7006985844848766179</id><published>2009-01-05T14:09:00.000-08:00</published><updated>2010-01-26T12:30:08.988-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Les Bienveillantes - Jonathan LITTELL [9/10]</title><content type='html'>&lt;a href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/6/9/8/9782070350896.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 105px; HEIGHT: 161px" alt="" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/6/9/8/9782070350896.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Prix Goncourt 2006 et premier roman de Jonathan Littell, jeune auteur ayant travaillé plus de cinq ans sur cette œuvre, Les Bienveillantes a été certainement, et à bien des égards, l’un des livres, si ce n’est LE livre, le plus controversé de ces deux dernières années. Et pour cause, la prétention de l’auteur est de nous faire rentrer dans la peau de son personnage principal (je n’ose user du mot de « héros »), Maximilien Aue, qui n’est autre qu’un SS nazi amoureux de sa sœur, exagérément incestueux et cependant homosexuel refoulé (l’homosexualité étant condamné à mort par le régime nazi).&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je ne saurai écrire des lignes et des lignes sur ce pavé. Beaucoup de choses ont été dites, le livre a été analysé sous toutes les coutures, les grandes questions de la responsabilité et du déterminisme ont été abondamment traitées (celui qui tue est-il plus ou moins coupable que celui qui supervise ? est-il dédouané parce qu’il n’a fait qu’obéir aux ordres ? cela aurait-il pu être moi ?) mais, si elles demeurent plus que passionnantes, il faudrait des pages et des pages pour esquisser l’ébauche d’une hypothèse.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je ne pourrai donc vous livrer que mon ressenti totalement personnel et absolument subjectif à propos de ce roman difficile et dur, très dur.&lt;br /&gt;Dur tout d’abord de rentrer dans un livre où tous les noms sont allemands, où tous les grades militaires sont en allemands et où très rapidement vous rencontrez une vingtaine de personnages tous plus fous et cruels les uns que les autres sans comprendre qui commande qui ou fait exactement quoi : le roman russe à côté c’est de la rigolade ! Mais une fois pleinement rentré dans le livre vous vous heurtez au choc de descriptions si crues qu’il est difficile par moment de ne pas avoir envie de fermer le livre. L’auteur décrit sans aucune pudeur les massacres à la chaine et autres exactions commises par les autorités nazies, il narre sans retenu l’administration des camps de la mort, et il nous livre en même temps les pensées les plus odieuses de l’idéologie hitlérienne telles qu’elles étaient soutenues à l’époque. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le roman suit donc l’itinéraire de Max Aue, un jeune Allemand ayant vécu en France et s’étant engagé dans la SS. De Stalingrad à Berlin en passant par l’Ukraine, Aue va assister, commettre et accepter les pires atrocités. Littell s’évertue à nous le présenter comme un être « humain », qui pense, que ses actions rongent, minent mais qui obéit pourtant sans broncher aux ordres, convaincu que l’idéal qu’il défend est le bon et mérite tous ses sacrifices. Il est torturé mais continue néanmoins sans manquer de nous inciter à réfléchir à ce que nous aurions fait si nous avions été à sa place. C’est une ordure, mais une ordure que l’on ne parvient jamais à condamner entièrement.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors ai-je aimé ? Pour tout dire je n’en sais rien. Ou plutôt devrais-je dire que j'ai peur d'avouer que oui, j'ai beaucoup aimé! Ce livre m’a horrifié, il m’a retourné le cœur et l’estomac plus d’une fois. Mais, d’un autre côté, je n’ai jamais réussi à me décrocher de ce roman tant il vous arrache à vos doutes. Le style de Littell est sur cet aspect excellent : parvenir à captiver malgré un propos si odieux. Alors je ne saurai que vous dire de vous faire votre propre opinion et, si vous en avez le temps, et le courage, de vous lancer sans plus attendre dans la lecture de cet impressionnant roman qui, quoi qu’on en dise, marque énormément…&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Note : 9/10&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-7006985844848766179?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/7006985844848766179/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=7006985844848766179&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7006985844848766179'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7006985844848766179'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2009/01/les-bienveillantes-jonathan-littell-10.html' title='Les Bienveillantes - Jonathan LITTELL [9/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-1276723748001069194</id><published>2008-04-20T13:51:00.001-07:00</published><updated>2010-01-26T13:12:00.783-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute - Pierre DESPROGES [8,5/10]</title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191439542822338818" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 88px; CURSOR: hand; HEIGHT: 139px" height="126" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HVlqZT23198/SAuywj7XgQI/AAAAAAAAABA/n8jC5S51qxo/s200/9782020505734.gif" width="88" border="0" /&gt;"Si ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers, que penser des éjaculateurs précoces"...A l'heure où l'on fête le vingtième anniversaire de sa mort (ah, c'est pour ça qu'on voit fleurir des livres de Desproges partout!!), cette maxime reste encore le meilleur moyen de rendre hommage à "l'homme du verbe" que fut et que demeure Pierre Desproges. &lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce petit livre &lt;em&gt;"la seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute"&lt;/em&gt; est le transcript d'une interview que Desproges avait donné en 1986. Loin d'être géniale, elle a le mérite de nous réveler un peu mieux le grand auteur et l'être hors du commun que fut P.D. Et oui, pas facile déjà, comme il aime à le raconter, de naitre avec de telles initiales! Traitant pêle-mêle de ses thèmes de prédilection (les féministes, les communistes, les juifs...) tout autant que des choses qui lui sont chères (Bedos,...) ou qui le hantent (la mort et le cancer, la religion...), cette interview-vérité se lit en une demi-heure et vous donne envie de vous replonger encore et encore dans l'univers desprogien...Et pour ceux qui ne connaissent, mais également pour le plaisir de ceux qui adorent, voici un petit avant goût de ce que vous pourrez y trouver en feuilletant ces quelques pages :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;"J'ai un profond respect pour le mépris que j'ai des hommes"&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;A propos des manifs et autres mouvements de foule : &lt;em&gt;"J'ai l'impression que quand le nombre d'individus se multiplie, leurs intelligences se divisent proportionnellement"&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;A propos de la vie : &lt;em&gt;"les femmes et le bordeaux, je crois que ce sont les deux seules raisons de survivre"&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;20 après, les textes de Desproges n'ont pas pris une ride, mais dieu que le bonhomme manque...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Note : 8,5/10&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-1276723748001069194?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/1276723748001069194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=1276723748001069194&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/1276723748001069194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/1276723748001069194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2008/04/la-seule-certitude-que-jai-cest-dtre.html' title='La seule certitude que j&apos;ai, c&apos;est d&apos;être dans le doute - Pierre DESPROGES [8,5/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HVlqZT23198/SAuywj7XgQI/AAAAAAAAABA/n8jC5S51qxo/s72-c/9782020505734.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-6962012837197398531</id><published>2008-04-14T11:28:00.000-07:00</published><updated>2010-01-26T13:12:15.174-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essais'/><title type='text'>Continuer l'histoire - Hubert VEDRINE [6/10]</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HVlqZT23198/SAkyznHE5CI/AAAAAAAAAAw/yo55VTvrYnU/s1600-h/9782081211230.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190735907774587938" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 119px; CURSOR: hand; HEIGHT: 186px" height="184" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HVlqZT23198/SAkyznHE5CI/AAAAAAAAAAw/yo55VTvrYnU/s200/9782081211230.gif" width="122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Depuis quelques temps déjà je cherche un petit essai historique qui présente et synthétise les grands enjeux de notre monde de demain. J'ai cru le trouver en tombant sur &lt;em&gt;Continuer l'histoire&lt;/em&gt; de Hubert Védrine, mais, une fois n'est pas coutume, concision a surtout rimé avec simplification.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hubert Védrine n'est pas un novice des relations internationales. Ancien ministre des Affaires étrangères sous Lionel Jospin, il est un fervant promoteur de la construction européenne. C'est pourquoi j'attendais le plus grand bien de cet ouvrage, espérant y trouver à la fois un état général du monde d'aujourd'hui qui ne soit pas un de ces discours biaisés ou alarmistes que l'on peut entendre dans les médias, et une présentation claire mais succinte des grands enjeux de demain afin de comprendre un peu mieux les grands défis qui, de l'affirmation de l'axe Moscou-Téhéran-Pékin voire Caracas aux irrésolubles conflits au Proche-Orient, feront peut-être le XXIème siècle. Malheureusement le livre, bien que présentant quelques réflexions intéressantes, essentiellement sur l'Europe d'ailleurs, ne s'intéresse que très peu à ces thématiques plus globales et se focalise essentiellement sur le monde occidental et son avenir; ou bien alors il tente dans élan de crédulité et d'espérance de rêver à un monde multilatéraliste, chapoté par une ONU et une OMC puissantes et justes, au sein duquel l'Europe se forgerait une identité réelle dans laquelle la France devrait jouer les premiers rôles.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Hubert Védrine n'aborde jamais de front les thématiques de géopolitques actuelles : l'essor de la puissance financière chinoise, la crise d'identité occidentale, les radicalismes religieux... ce que l'on ne peut que regretter à l'heure où, si les réponses n'existent certes pas encore, l'on attend des pistes sérieuses et pragmatiques.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En écho à Fukuyama qui avait déclaré en 1991, après la chute de l'URSS, que c'était "la fin de l'histoire", Hubert Védrine parvient bien à nous faire comprendre que l'histoire est très loin d'avoir dit son dernier mot. Si les idées qu'il développe peuvent séduire, elles manquent quand même à mon goût sérieusement de réponses concrêtes à l'impasse idéologique à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Note : 6/10&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-6962012837197398531?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/6962012837197398531/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=6962012837197398531&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/6962012837197398531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/6962012837197398531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2008/04/continuer-lhistoire.html' title='Continuer l&apos;histoire - Hubert VEDRINE [6/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HVlqZT23198/SAkyznHE5CI/AAAAAAAAAAw/yo55VTvrYnU/s72-c/9782081211230.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-2549099794654827949</id><published>2008-04-09T14:37:00.000-07:00</published><updated>2010-01-26T12:46:19.573-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Le seigneur des porcheries - Tristan EGOLF [6,5/10]</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HVlqZT23198/R_1AeOgCHWI/AAAAAAAAAAo/ian0Orbvay8/s1600-h/9782070414734.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5187373233833385314" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 95px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" height="143" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HVlqZT23198/R_1AeOgCHWI/AAAAAAAAAAo/ian0Orbvay8/s200/9782070414734.gif" width="96" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Premier roman de Tristan Egolf, auteur américain qui m'était parfaitement inconnu jusqu'à il y a encore deux semaines, &lt;em&gt;Le seigneur des porcheries&lt;/em&gt; est le genre de livre qu'on ouvre parce que le titre nous a attiré, parce qu'on en a entendu une comparaison flatteuse avec un autre roman qu'on a adoré (en l'occurence &lt;em&gt;La conjuration des imbéciles&lt;/em&gt; de Toole) et que l'on referme après six cents pages sans en sortir particulièrement grandi, sans avoir spécialement aimé, mais sans être non plus parvenu à l'abandonner en cours de route! En somme, on est content de l'avoir lu mais on est surtout soulagé de l'avoir fini...&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;En bref, &lt;em&gt;Le seigneur des porcheries&lt;/em&gt; raconte l'histoire d'un jeune homme, John Kaltenbrunner, qui, après avoir enduré les pires humiliations lors de son enfance dans une petite ville perdue des Etats Unis en proie à toutes les tares (alcoolisme, "beauferie", chômage, racisme...), et après en avoir été banni, décide de revenir pour se venger...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Critique acerbe de la société "sudiste profonde" des Etats Unis, &lt;em&gt;Le seigneur des porcheries&lt;/em&gt; n'épargne aucun cliché (le shérif, la haine des blancs envers les latinos...) et épingle sur son passage toutes les composantes de la population américaine (les églises et les sectes, les racistes, le self-made-man, le farmer...). Si les premières pages sont assez plaisantes (à l'exception de l'indigeste premier paragraphe qui suffit à lui seul à vous donner envie de refermer le livre), le roman tombe rapidement dans un rythme assez haché, fait de répétition et de descriptions lancinantes, sans oublier un certain nombre d'imprécisions et d'erreurs (des cartons rouges au basket?) dont on ne sait plus si elles sont volontaires ou non! On reconnaîtra néanmoins à Egolf une imagination totalement débridée et l'art d'inventer des cascades de situation toutes plus folles les unes que les autres...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;En résumé, un premier roman loin (très loin!) d'être parfait et abouti qui aurait mérité de faire deux cents pages de moins pour ne pas lasser et donner un véritable souffle au roman...&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Note : 6,5/10&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-2549099794654827949?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/2549099794654827949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=2549099794654827949&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/2549099794654827949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/2549099794654827949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2008/04/le-seigneur-des-porcheries.html' title='Le seigneur des porcheries - Tristan EGOLF [6,5/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HVlqZT23198/R_1AeOgCHWI/AAAAAAAAAAo/ian0Orbvay8/s72-c/9782070414734.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-6741649392222448267</id><published>2008-03-12T11:34:00.000-07:00</published><updated>2010-01-26T12:47:15.196-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Les cerfs-volants de Kaboul - Khaled HOSSEINI [8,5/10]</title><content type='html'>&lt;a href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/3/7/5/9782264043573.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 133px; CURSOR: hand; HEIGHT: 238px" height="269" alt="" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/3/7/5/9782264043573.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Les cerfs-volants de Kaboul&lt;/em&gt; est le premier roman de Khaled Hosseini, né à Kaboul en 1965 et résidant depuis l'âge de 15 ans aux Etats-Unis. Alors que le livre vient d'être adapté au cinéma, connaissant un difficile succès, j'ai souhaité placer ici en exergue le roman qui ne souffre lui aucune contestation et fera j'en suis sûr l'unanimité.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Car &lt;em&gt;les cerfs-volants de Kaboul&lt;/em&gt; est une histoire dans l'Histoire, celle de l'Afghanistan des années 70 à nos jours, celle d'une terre qui n'a depuis trente ans plus connu la paix et le bonheur, celle d'un peuple pris en tenaille entre les soviétiques, les talibans et les Américains et qui n'a eu cesse de subir les assauts des uns et des autres.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le roman fait le récit du destin de deux frères de lait, Amir, fils d'un riche marchand, et Hassan, le fils du serviteur de son père. Au delà des clivages sociaux, Amir et Hassan ont noué une belle amitié que rien ne semble pouvoir altérer. Rien si ce n'est une humiliation, une ignominie, celle que les talibans infligent un jour à Hassan, et ce devant les yeux mêmes d'Amir cachés derrière un mur et n'osant bouger. Les deux garçons sont amenés à rompre tout contact. Mais, bien des années plus tard, un mystérieux coup de fil ramène Amir à cette vieille réalité en lui proposant de se racheter...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Outre le récit haletant de ce roman qui nous plonge au coeur de l'Afghanistan, ce livre vaut essentiellement pour la peinture et le descriptif poignant de "l'enfer afghan". En effet, en même temps que l'on sent naître au fil des pages un attachement de plus en plus profond pour ces deux personnages, on ne peut qu'être bouleversé par le destin tragique de ce magnifique pays et de son quotidien de sang et de violence. A l'heure où les regards sont braqués sur l'Iraq, l'Iran ou le Liban, on prend conscience du chaos qui règne à Kaboul, de l'enfer que doivent supporter les afghans, des conditions de vie extrêmement difficiles, du déni permanent de la femme, et de cette peur qui ne lâche personne et qui saisit le lecteur au corps. Alors bien sûr le style n'est pas toujours extraordinaire et l'auteur tombe peut-être parfois dans quelques clichés, notamment sur les Etats-Unis. Mais l'on ne saurait en tenir rigueur à Khaled Hosseini tant il semble viscéralement attaché à son pays et tant on sent l'envie de faire prendre conscience de ce que fut et de ce qu'est désormais l'Afghanistan...Celui-ci signe avec &lt;em&gt;les cerfs-volants de Kaboul&lt;/em&gt; un premier roman fort, poignant et pédagogiquement important. &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Note : 8,5/10&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-6741649392222448267?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/6741649392222448267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=6741649392222448267&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/6741649392222448267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/6741649392222448267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2008/03/les-cerfs-volants-de-kaboul.html' title='Les cerfs-volants de Kaboul - Khaled HOSSEINI [8,5/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-1386866418921972957</id><published>2008-03-12T06:30:00.000-07:00</published><updated>2010-01-26T12:49:39.001-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essais'/><title type='text'>Le premier sexe - Eric ZEMMOUR [8/10]</title><content type='html'>&lt;a href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/4/4/9782207257449.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 215px" height="252" alt="" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/4/4/9782207257449.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Il est peut-être dangereux d'oser parler de ce livre sur un blog, c'est en tout cas prendre le risque de se mettre tout le lectorat féminin à dos. Mais je ne le ferais pas si je n'estimais que ce livre mérite qu'on y accorde une attention particulière. Publié en 2006 par Eric Zemmour, grand reporter au Figaro, cet essai au titre volontairement provoquant, résonnant comme une réponse au livre &lt;em&gt;Le deuxième sexe &lt;/em&gt;de la grande féministe que fut Simone de Beauvoir, n'a rien du pamphlet machiste que l'on imagine au premier abord.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Certes ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains, et certainement pas dans celles des féministes les plus aguerries. Néanmoins, il a le mérite de poser de vraies questions et de soulever de réels problèmes : celui de l'effondrement des valeurs masculines dans notre société, celui de l'égalité voire de l'impossible uniformité homme-femme, celui de la profonde transformation des répères qu'étaient ceux de nos grands-parents voire de nos parents, et celui du sexe et du désir comme simple objet de jouissance...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ce livre n'est pas qu'une succession d'arguments faciles balancés les uns après les autres pour montrer l'affaiblissement de la masculinité dans notre société. De nombreux exemples tirés de la vie quotidienne et de nombreuses études sociologiques chiffrées viennent étayer les thèses d'un Zemmour qui, on le sent, prend évidemment un malin plaisir à choquer, à heurter, à bousculer le politiquement correct sur ces thématiques au combien sensibles. Alors bien sur, le livre penche parfois vers la caricature, bien sur certaines illustrations sont plus que tirées par les cheveux mais l'important n'est pas vraiment là... L'important est de parvenir à traiter ce grand sujet qu'est la féminisation de notre société, d'ouvrir la boite de Pandore d'un thème qu'on ne peut aborder de nos jours sans se voir taxer de machiste et d'arriéré. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Loin d'un livre provocateur, loin d'un essai cherchant à entretenir la rivalité homme-femme, machiste-féministe, &lt;em&gt;Le premier sexe&lt;/em&gt; est un roman utile qui pose de bonnes questions et ce, bien plus qu'il n'y répond...Et pour cause, la réponse appartient à chacun de nous...&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Note : 8/10&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-1386866418921972957?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/1386866418921972957/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=1386866418921972957&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/1386866418921972957'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/1386866418921972957'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2008/03/le-premier-sexe.html' title='Le premier sexe - Eric ZEMMOUR [8/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-7220784914117290646</id><published>2008-03-12T03:44:00.000-07:00</published><updated>2010-01-26T13:06:10.442-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>La conjuration des imbéciles - John Kennedy TOOLE [9,5/10]</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:LTw5fZ1p6t1i9M:http://thegulfscream.files.wordpress.com/2009/07/conj.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 79px; height: 129px;" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:LTw5fZ1p6t1i9M:http://thegulfscream.files.wordpress.com/2009/07/conj.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;Attention : coup de coeur!&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;La conjuration des imbéciles&lt;/em&gt; est le premier des deux seuls romans jamais écrits par John Kennedy Toole , et pour cause...Car l'histoire de ce roman c'est d'abord et avant tout l'histoire de son auteur. En effet, après avoir achevé son roman en 1961, Toole, alors âgé de 24 ans, part à la recherche d'un éditeur manuscrit sous le bras. Après maintes et maintes tentatives et entretiens personne n'accepte de publier son histoire. Convaincu d'être un écrivain raté et déprimé, il se suicide en 1969 à l'âge de 32 ans...Mais il était écrit que sa gloire devait être posthume car sa mère, triant ses affaires, tombe sur le manuscrit et l'ayant trouvé excellent décide de convaincre à tout prix un éditeur. Et cela fonctionne...Le roman est publié en 1980 et reçoit immédiatement le prestigieux prix Pulitzer faisant de &lt;em&gt;la conjuration des imbéciles&lt;/em&gt; l'un des plus grands succès de la littérature américaine! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Mais un tel succès posthume était-il justifié? Ou plus précisément était-il lié au roman lui-même ou au destin peu banal de son auteur? Et bien il suffit pour se faire une idée de rentrer dans l'univers très particulier de Ignatius J.Reilly, héros déluré de ce roman. Car Ignatius a au premier abord tout de l'anti-héros, caricature de l'américain moyen...Gros et gras, paresseux comme une couleuvre, n'ayant jamais travaillé et n'étant pour ainsi dire jamais sorti de chez lui, Ignatius est convainu d'être entouré d'imbéciles qu'il cherche évidemment à fréquenter le moins possible. Persuadé d'être un génie incompris, il passe son temps à griffoner des cahiers dans sa chambre, n'en sortant que pour se rendre à la cuisine! Le drame intervient le jour où sa mère (avec qui il vit seul et dans la plus parfaite harmonie), influencée par des amis, se met en tête de le faire sortir de chez lui pour qu'il se trouve un travail...Ignatius va alors être jeté en pleine jungle : d'employé dans une usine de jeans à vendeur de hot-dogs il va avoir maintes et maintes fois l'occasion de confronter sa théorie, empruntée à Jonatan Swift, selon laquelle "quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui"...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;La conjuration des imbéciles&lt;/em&gt; est une perle rare dans le genre. Tout le monde n'accroche pas avec ce roman (je pense là à mon ami Alexis!!) et c'est tant mieux tant le livre est décalé, original et désopilant...On suit avec une joie croissante les tribulations et les péripéties de cet Ignatius J.Reilly, personnage repoussant sous tous les aspects, mais à qui l'on s'attache sans bien comprendre ni pourquoi ni comment. Tous les personnages secondaires gravitant autour du protagoniste apportent également leurs contributions humoristiques à cette fresque très haute en couleur. Car ne nous y méprenons pas, ne cherchez pas dans ce roman une critique implicite de la société américaine ou une quelconque moral à défendre. Si cela peut exister ce n'est pas l'objet essentiel de ce roman. Il faut prendre ce livre pour ce qu'il est et pour ce qu'il apporte : un immense moment de bonheur et d'humour, un pur délice d'originalité, d'ironie et d'aventures rocambolesques se succédant sans aucun temps mort, mais également un merveilleux moyen de rendre hommage à l'un des "écrivains ratés" le plus talentueux de ces cinquante dernières années...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Note : 9,5/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-7220784914117290646?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/7220784914117290646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=7220784914117290646&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7220784914117290646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7220784914117290646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2008/03/la-conjuration-des-imbciles.html' title='La conjuration des imbéciles - John Kennedy TOOLE [9,5/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-452702531990178784</id><published>2008-02-07T13:59:00.000-08:00</published><updated>2010-01-26T13:09:02.141-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Extrêmement fort et incroyablement près - Jonathan SAFRAN FOER [9/10]</title><content type='html'>&lt;a href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/0/2/2/9782757805220.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 154px; CURSOR: hand; HEIGHT: 256px" height="330" alt="" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/0/2/2/9782757805220.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Avez-vous déjà entendu parler de Jonathan Safran Foer ? Pas encore ? Et bien cela ne serait tarder, à n'en pas douter, car rares sont aujourd'hui les auteurs américains capables d'écrire avec autant de subtilité et de justesse à propos des attentats du World Trade Center sans tomber dans les travers indigestes d'un patriotisme exacerbé ou d'une mièvrerie lacrymale. Mais attention, ne nous y méprenons pas, &lt;em&gt;Extrêmement fort et incroyablement près&lt;/em&gt; n'est pas un roman SUR le World Trade Center, mais sur un de ses nombreux dommages collatérals, à savoir la perte d'un être cher...&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Oskar a neuf ans et il est pour ainsi très en avance sur son âge. Surdoué, vif d'esprit, cultivé, il vit paisiblement entouré des siens dans le New-York de l'avant 11/09. Oskar est un petit garçon ultra-sensible, attachant, très proche de sa grand-mère et de son père. Mais, en ce triste jour de septembre 2001, son père meurt dans les attentats. La vie d'Oskar va alors basculer et se transformer en une longue et douloureuse quête... &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je vais être honnête, je ne parviens pas à écrire sur ce livre, je trouve le paragraphe précédent d'une platitude déconcertante comparée à toute la poésie, toute l'émotion que transpire ce magnifique roman. Car la quête d'Oskar est autant une quête de vérité, celle du comment et du pourquoi SON père est mort, qu'une véritable quête physique puisqu'il est convaincu, après avoir trouvé une clé en fouillant dans les affaires de son père, qu'il s'agit d'un indice laissé volontairement par son papa. De fil en aiguille, Oskar va remonter peu à peu à d'autres indices et commencer un véritable "tour des Etats-Unis des serrures" afin de trouver ce qu'ouvre cette clé!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Jonathan Safran Foer nous livre les pensées de ce petit garçon de neuf ans de manière remarquable, jouant alternativement de l'humour, de la poésie, de l'émotion. Il fait vivre autour d'Oskar des personnages eux-aussi rongés par les remords, les regrets, les doutes, la tristesse. Il s'applique à nous lier pieds et poings au mal-être de ce petit bonhomme tout en nourrissant constamment son texte de toutes sortes de réflexions désopilantes et d'inventions merveilleuses. Jamais Safran Foer ne cherche à nous tirer des larmes en évoquant les attentats. Il fait de cet acte terroriste une fatalité, il ne cherche pas à l'expliquer, à le condamner. Il se contente de dépeindre le quotidien d'un petit américain touché de plein fouet par cette catastrophe et qui, comme ses ainés, doit désormais vivre avec mais n'y parvient pas. Aucune compassion, aucune rancoeur, simplement un fait et l'une de ses nombreuses conséquences. Et puis, il s'agit également d'un roman-photo...De temps à autres, quelques images glissées subrepticement viennent nous heurter, sans qu'on les comprenne tout d'abord, comme une obsession, jusqu'à ce que peu à peu elles prennent un sens...qui n'est pas toujours celui que l'on croit! Mais pour comprendre cette dernière phrase il vous faudra d'abord lire le livre...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Note : 9/10&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-452702531990178784?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/452702531990178784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=452702531990178784&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/452702531990178784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/452702531990178784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2008/02/extrmement-fort-et-incroyablement-prs.html' title='Extrêmement fort et incroyablement près - Jonathan SAFRAN FOER [9/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-8800754356090107143</id><published>2008-02-04T13:23:00.000-08:00</published><updated>2010-01-26T13:08:51.170-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Le rapport de Brodeck - Philippe CLAUDEL [9/10]</title><content type='html'>&lt;a href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/3/7/9782234057739.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 146px; CURSOR: hand; HEIGHT: 228px" height="498" alt="" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/3/7/9782234057739.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il n'est pas besoin d'être un Céline ou un Camus, un Zweig ou un Proust, bref un auteur dit de génie, pour pouvoir se targuer de détenir un style reconnaissable entre mille. Les mauvaises langues me diront qu'en effet la prose d'un Marc Levy, d'une Amélie Nothomb ou d'un néophyte dysléxique passe rarement inaperçu et se distingue aisément des autres...Je voudrais, moi, vous parler là d'un auteur qui, loin d'être le nouveau Zola, surprend néanmoins par sa petite musique stylistique. Comme un air inconnu, elle étonne, elle désoriente au début avant de peu à peu nous entraîner et de ne plus nous lâcher...Cet auteur c'est Philippe Claudel qui a sorti en septembre dernier son dernier roman &lt;em&gt;Le Rapport de Brodeck.&lt;/em&gt; Peut-être connaissez-vous de lui &lt;em&gt;La petite fille de Monsieur Linh&lt;/em&gt;, belle petite histoire sur la folle affection d'un grand-père pour sa petite-fille, seule rescapée d'un horrible massacre qui emporta toute sa famille, ou bien encore &lt;em&gt;Les âmes grises, &lt;/em&gt;roman sur fond de première de Guerre-Mondiale ; et vous vous dîtes, éclairés par la lecture de ces quelques oeuvres, que mes propos originels sont quelque peu exagérés. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'aurai partagé votre opinion si je n'avais pas lu il y a peu &lt;em&gt;Le rapport de Brodeck, &lt;/em&gt;tout en ayant toujours à l'esprit ces deux autres livres lus récemment. &lt;em&gt;Le rapport de Brodeck &lt;/em&gt;c'est avant tout l'histoire d'un village, celle de ses hommes et de leurs roublardises, celle de leurs jalousies et de leur conservatisme au coeur d'une région isolée par la seconde Guerre-Mondiale. Pour résumer en quelques mots, disons que Brodeck est un homme de ce village qui se distingue nettement du lot. Lettré, ayant étudié à l'étranger, il est chargé par ses pairs de rédiger un rapport censé justifier l'horrible drame qui vient de se produire : la mort soudaine d'un homme, un visiteur, fraîchement installé dans le village. Lourd de cette étrange mission, Brodeck va alors peu à peu se livrer à lui-même, accoucher sur le papier de sa vie, se prêter à un épanchement sans limite de ses ressentiments ; le rapport devient dès lors le pretexte à une véritable catharsis pour ce Brodeck porteur de mille histoires, de mille secrets, de mille chagrins...Et il nous entraîne avec lui dans les recoins les plus sombres de l'âme humaine...là où la haine, la vengeance et la bêtise ont droit de siège... &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La force de Claudel réside sans nul doute dans cette capacité à laisser libre-cours aux passions de son protagoniste. Le roman suit le cours des pensées de Brodeck sans jamais chercher à les ordonner, opérant d'incessants aller-retour, dévoilant peu à peu les événements, conservant les secrets les plus lourds jusqu'à l'explosion totale de ceux-ci chez son narrateur, jusqu'à ce que le trop plein soit obligé de se déverser dans une prose toujours juste et maîtrisé. Tout comme dans ses précédents romans Claudel dépeint avec une extrême subtilité les errements, les doutes, les pensées les plus embrouillées de ses personnages. Il use avec une extrême justesse de l'ellipse sans jamais tomber dans de faux-suspenses inadéquats et injustifiés. Claudel sait nous dire les non-dits tels qu'on les pressent dans l'esprit vagabond et confus de ses protagonistes. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Après &lt;em&gt;les Âmes grises&lt;/em&gt;, Philippe Claudel confirme un peu plus un talent délicat, celui d'écrire sur l'ineffable. Espérons donc simplement qu'il continuera à ne pas trop en dire...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Note : 9/10&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-8800754356090107143?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/8800754356090107143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=8800754356090107143&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/8800754356090107143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/8800754356090107143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2008/02/le-rapport-de-brodeck.html' title='Le rapport de Brodeck - Philippe CLAUDEL [9/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-7103635483298391285</id><published>2008-01-03T13:17:00.000-08:00</published><updated>2010-01-26T13:07:58.757-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>Je, François Villon - Jean TEULE [9/10]</title><content type='html'>&lt;a href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/3/5/9782266166539.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 132px; CURSOR: hand; HEIGHT: 231px" height="439" alt="" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/3/5/9782266166539.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Je ne connaissais pas Jean Teulé avant de lire il y a peu &lt;em&gt;Le magasin des suicides&lt;/em&gt;, roman ludique et désopilant sur une famille, la famille Tuvache, qui fait commerce dans la vente d'objets pour le suicide (cordes, poisons,...) depuis des lustres, mais dont, malheur, le dernier né semble d'un optimisme et d'une joie de vivre à toute épreuve! Conquis par l'auteur, je me suis alors lancé dans son dernier roman, &lt;em&gt;Je, François Villon, &lt;/em&gt;roman qui retrace à la première personne la vie et l'itinéraire de ce poète du XVème siècle.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Rien de très excitant apparamment me direz-vous? Et vous auriez tort tant Jean Teulé semble s'être approprié ce personnage et son époque avec une aisance déconcertante. Il faut dire que la vie de ce poète, auteur notamment de &lt;em&gt;La ballade des pendus, &lt;/em&gt;est particulièrement singulière! Un père pendu le jour de sa naissance, une mère torturée et pendue à son tour pour ses six ans, des fréquentations pour le moins peu recommandables balisèrent le chemin de ce génie qui fut tout à la fois clerc, poète, voleur et assassin. Mais outre le roman de vie d'un être hors du commun, ce qui frappe c'est la restitution que nous en offre M.Teulé. On se retrouve immergé en plein Moyen-Âge et l'on ne peut plus en sortir, on est confronté à l'horreur et à la barbarie de cette époque, on hurle à l'injustice, on se délecte des méfaits des petits voyous d'alors, on découvre le quotidien des étudiants, on vole et on prie, on tue et on sauve comme si ce François Villon s'était fait nous, comme si ce poète de l'absolu liberté s'était enchaîné à notre âme...Et malgré tout on pardonne et on en redemande...Les poèmes de Villon s'éclairent alors et illustrent tout au long du roman cette ballade en poésie qui ressemble bien plus à une ballade du génie qu'à une ballade des pendus...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Note : 9/10&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-7103635483298391285?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/7103635483298391285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=7103635483298391285&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7103635483298391285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/7103635483298391285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2008/01/je-franois-villon.html' title='Je, François Villon - Jean TEULE [9/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-6026266271188682707</id><published>2007-11-17T08:30:00.000-08:00</published><updated>2010-01-26T13:09:17.263-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>La femme de hasard - Jonathan COE [6/10]</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HVlqZT23198/Rz8hFWHDlPI/AAAAAAAAAAM/OwnCqJf3GOM/s1600-h/9782070308460[2].gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5133858475943892210" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HVlqZT23198/Rz8hFWHDlPI/AAAAAAAAAAM/OwnCqJf3GOM/s320/9782070308460%5B2%5D.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; La femme de hasard est le premier roman de Johnatan Coe. Ce n'est pas son meilleur, c'est certain, mais il mérite le détour notamment parce qu'il tranche assez nettement avec ses livres suivants. Il intéressera donc les inconditionnels de l'auteur de &lt;em&gt;Bienvenue au club, &lt;/em&gt;tandis qu'il laissera certainement indifférent le lecteur du dimanche saisisant ce livre au hasard simplement attiré par la mention "inédit" figurant au dos de l'ouvrage.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;La femme de hasard&lt;/em&gt; raconte l'histoire de Maria, une jeune fille d'une modeste famille anglaise admise à Oxford. C'est le récit de vie d'une étudiante que rien ne semble atteindre, qui à soif de solitude, de livre et de musique...On suit les aventures sans relief de Maria, ses amitiés et ses inimitiés, ses amours et leurs conséquences...qu'elle vit toujours de manière si détachée qu'on a le sentiment que rien ne la touche.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Comme toujours Johnatan Coe nous lie pieds et poings à ses personnages...mais, alors que dans le diptyque &lt;em&gt;Bienvenue au club - Le cercle fermé&lt;/em&gt;, dans &lt;em&gt;Testament à l'anglaise&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;la maison du sommeil,&lt;/em&gt; il joue avec ses différents personnages, nous offre différents points de focalisation, fait confronter les destins, ici il ne se concentre que sur le personnage de Maria, comme si pour son premier roman il avait décidé de ne s'exercer d'abord que sur un personnage. Il en ressort une puissance narrative atténuée et un livre qui par moment s'essoufle...L'auteur s'en remet alors au lecteur qu'il prend à partie à plusieurs reprises, chose là encore inhabituelle chez Johnatan Coe. Enfin, la critique de la société anglaise inhérente habituellement à chacune de ses oeuvres est là encore moins acerbe...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;On retrouve néanmoins toujours avec autant de plaisir la petite musique stylistique de Mr Coe qui, même si elle est moins léchée qu'à l'habitude, n'en demeure pas moins supérieure à beaucoup de ses contemporains...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Note : 6/10&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-6026266271188682707?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/6026266271188682707/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=6026266271188682707&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/6026266271188682707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/6026266271188682707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2007/11/johnatan-coe-la-femme-de-hasard.html' title='La femme de hasard - Jonathan COE [6/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HVlqZT23198/Rz8hFWHDlPI/AAAAAAAAAAM/OwnCqJf3GOM/s72-c/9782070308460%5B2%5D.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150435626773683419.post-1766634981262284518</id><published>2007-10-26T07:44:00.000-07:00</published><updated>2010-01-26T13:09:43.865-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romans'/><title type='text'>A l'abri de rien - Olivier ADAM [7,5/10]</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HVlqZT23198/Rz8ijWHDlQI/AAAAAAAAAAU/QP25lMHsQeU/s1600-h/9782879295848.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5133860090851595522" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HVlqZT23198/Rz8ijWHDlQI/AAAAAAAAAAU/QP25lMHsQeU/s320/9782879295848.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Livre très attendu de cette rentrée littéraire 2007, le nouveau roman d'Olivier Adam séduit autant qu'il bouleverse...Certes moins abouti dans l'écriture, moins intimiste aussi que &lt;em&gt;Falaises&lt;/em&gt;, son précédent livre que je vous recommande d'ailleurs vivement, &lt;em&gt;A l'abri de rien&lt;/em&gt; n'en demeure pas moins un beau roman de par les sentiments qu'ils suscitent et par cette peinture subtile du désespoir d'une femme à qui la vie n'offre plus rien....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;A l'abri de rien&lt;/em&gt;, c'est avant tout l'histoire d'une rencontre, celle d'une mère de famille, Marie, avec les réfugiés de Sangatte, celle d'une femme noyée dans sa vie familiale et qui est soudain prête à tout pour faire quelque chose de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Tout commence comme si de rien n'était...Marie croise un jour la route d'une jeune femme engagée, qui se bat au quotidien auprès des réfugiés pour leur donner nourriture, vêtements et soutien moral. Marie se laisse absorber par cette rencontre et commence à accompagner la jeune femme dans les différents centres d'aide pour apporter elle aussi son assistance. Mais peu à peu, ce qui ne devait être qu'une bonne action ponctuelle se transforme en un altruisme exacerbé, Marie ne peut se passer de ces rencontres, de ce soutien spontané, de ce qui devient sa raison d'être, son sacrifice.Elle veut donner, et se donne elle-même, elle s'oublie en en oubliant peu à peu les siens...Cet embrasement de sentiments va finir par la submerger entièrement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roman tout en retenue et en évocation, ce livre nous guide et nous place face à nos propres sentiments, nous confrontant à nos contradictions les plus profondes : le désir de parfois tout quitter sans en comprendre ni en accepter les conséquences. Alors certes, ce roman n'est pas parfait et tombe parfois un peu dans la facilité et le déjà-vu, et surtout, il semble beaucoup plus "grand public" et "course aux prix littéraires" que le sublime &lt;em&gt;Falaises&lt;/em&gt;. Il n'en demeure pas moins que si ce livre ne méritait certainement pas un Goncourt, il mérite à coup sûr notre attention...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Note : 7,5/10&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150435626773683419-1766634981262284518?l=www.baudelire.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.baudelire.fr/feeds/1766634981262284518/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150435626773683419&amp;postID=1766634981262284518&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/1766634981262284518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150435626773683419/posts/default/1766634981262284518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.baudelire.fr/2007/10/olivier-adam-labri-de-rien.html' title='A l&apos;abri de rien - Olivier ADAM [7,5/10]'/><author><name>Matthieu</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09470828736474039477</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HVlqZT23198/Rz8ijWHDlQI/AAAAAAAAAAU/QP25lMHsQeU/s72-c/9782879295848.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
